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 CPE, une provocation de plus !

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Maxime

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Localisation : Volvic
Date d'inscription : 14/03/2006

MessageSujet: CPE, une provocation de plus !   Ven 31 Mar - 17:48

Au lendemain d’une manifestation dont l’ampleur équivaut à celles de 1995, le chef du gouvernement, Dominique de Villepin ne veut toujours pas entendre le cri qui lui vient de la rue. Soutenu par un Président de la République qui ne veut pas perdre SON candidat aux présidentielles, Villepin se sent les mains libres pour assouvir sa politique, non seulement destructrice du code du travail, mais aussi aveugle et affichant un mépris total de la jeunesse. Le conseil constitutionnel vient de valider la loi sur l’égalité des chances, ce qui laisse 9 jours à Chirac pour promulguer la loi. Il semble que le Président insultera une fois de plus la jeunesse en la promulguant dès le lendemain de la décision du conseil constitutionnel. Là où tous les gouvernements ont cédés, il persiste ; lorsque 83 % des français souhaitent la suspension ou le retrait du CPE, le gouvernement persévère dans sa politique de l’autruche ; alors que Villepin joue la carte de la négociation, 77 % des français trouvent qu’il ne les écoute pas assez.
Alors nous jeunes socialistes, nous devons continuer la lutte contre un projet de société destructeur de tous nos idéaux !
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Thibaut Meunier

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Localisation : La Moutade
Date d'inscription : 08/03/2006

MessageSujet: Re: CPE, une provocation de plus !   Lun 3 Avr - 0:46

Pour ceux qui n'ont pas pu regarder l'allocution de J. Chirac, l'extrait où il énonce avoir entendu les revendications des jeunes et que par conséquence il promulgue la loi, est disponible sur ce lien:

http://abonnes.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-734511,54-756843@51-725561,0.html
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nathalie perchat

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Localisation : clermont ferrand
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: CPE, une provocation de plus !   Lun 3 Avr - 18:52

Concernant l'allocution du Président de la ??? de la quoi déjà??? de la République je crois. J'hésite parce que, normalement, quand le chef de l'Etat décide de faire une loi, on est en monarchie, pas en république.

Le Roi a donc décidé de promulguer une loi, puis d'en faire une autre après modifiant la première, et ensuite d'ouvrir des discussions. Je crois qu'il aurait pu rajouter "l'Etat c'est moi", ça ne l'aurait pas choquer. Donc en fait, là, si je comprends bien, le dialogue social a bien eu lieu, mais entre le bouffon de la Cour (Galouzeau de Villepin) et le Roi. Ca doit être la traduction de ce que l'UMP appelle l"adaptation de notre système à la modernité".

En fait, maintenant, on vient nous dire qu'on n'a rien compris. Qu'en fait, la loi sur le CPE va être promulguée, mais qu'en fait il va être retiré, parce qu'il fallait le promulguer parce qu'on est en démocratie. Et que donc, maintenant que la loi est promulguée, Borloo va devoir écrire à toutes les branches professionnelles pour qu'elles ne fassent pas ce contrat. (puisque la loi va passer, mais que le CPE est retiré). En fait, il est peut etre retiré, mais on ne sait pas, puisque ça c'est nicolas Sarkozy, promu du même coup calife à la place du calife (enfin! doit-il se dire...), qui l'a dit. Or le Roi a dit que la loi était promulguée, ce qui veut donc dire que pour annuler une loi, il faut la promulguer. C'est un peu comme le CPE et les chefs d'entreprise: pour qu'ils embauchent, il faut qu'ils licencient plus facilement. C'est la même logique pourtant très claire à laquelle on n'avait rien compris nous les jeunes gauchistes. Heureusement que le Roi est venu nous l'expliquer à la télévision, on est plus rassuré aujourd'hui.

Le résultat est celui-ci: maintenant nous avons deux lois pour le prix d'une! Sachant qu'on n'en voulait aucune, encore une fois le Roi s'est planté.
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Florent



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Localisation : Aubière
Date d'inscription : 23/03/2006

MessageSujet: Re: CPE, une provocation de plus !   Mar 4 Avr - 9:43

LE CHIFFRE DU JOUR


71
C'est le pourcentage de Français qui prévoient une radicalisation du front anti-CPE suite à l'intervention télévisée de Jacques Chirac, vendredi soir, selon un sondage Ipsos publié lundi 3 mars par Le Monde.
Sur 951 personnes interrogés samedi, au lendemain de la déclaration du chef de l'Etat, seulement 20% estiment que celle-ci va permettre de débloquer la situation. Elles sont 60% à désapprouver la décision de Jacques Chirac de promulguer la loi sur l'égalité des chances, qui instaure le CPE. Et 54% d'entre elles souhaitent le retrait du CPE, même modifié.
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Thibaut Meunier

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Nombre de messages : 667
Localisation : La Moutade
Date d'inscription : 08/03/2006

MessageSujet: Re: CPE, une provocation de plus !   Mar 4 Avr - 22:45

Je mets en ligne l'édito du monde en date du Lundi 3 Avril, plus qu'intéressant sur la méthode Villepin.

Sous la Ve République, plus que dans tout autre régime, la fonction essentielle du chef de l'Etat est de préserver l'unité du pays. D'où il lui revient, avant toute chose, d'éviter de plonger ce même pays dans la crise, qu'elle soit extérieure ou intérieure.

L'action du président s'apprécie à cette aune-là : aide-t-il à sortir de la crise de façon "juste et raisonnable" ? Ou au contraire aggrave-t-il celle-ci ?


Jacques Chirac s'était acquitté de sa tâche en évitant à la France de participer à l'aventure irakienne ; il y a manqué en consentant à la livrer à ce qui ressemble chaque jour davantage à une aventure personnelle, celle de son premier ministre. Il n'est pas impossible toutefois qu'il parvienne à désarmer les adversaires du CPE après son intervention télévisée du 31 mars. Il souhaitait ne pas désavouer un premier ministre qui avait pris soin - événement proprement ahurissant sous la Ve - de "cadrer" quelques heures plus tôt à Matignon la déclaration présidentielle ; il ne voulait pas non plus jeter de l'huile sur le feu. Résultat : le président n'a pas tranché ; il s'est contenté de louvoyer.

Au nom de la loi, a-t-il dit. La difficulté, pour convaincre, est que Jacques Chirac lui-même avait donné le mauvais exemple : leader de l'opposition à François Mitterrand, il avait, dans la rue, de Versailles à Paris, lors de la contestation née du projet de loi de 1984, voté en première lecture à l'Assemblée, qui eût créé un service unifié de l'éducation, conduit le président de l'époque à retirer celui-ci (et à changer de premier ministre, Laurent Fabius succédant à Pierre Mauroy) : Jacques Chirac n'en avait pas, pour autant, été considéré comme un factieux. L'autre difficulté tient au caractère hasardeux, ni glorieux, ni malhabile, de la manoeuvre présidentielle. Car si l'on a bien compris, le président promulgue une loi qu'il ne faut pas appliquer.

Persévérer, pour le gouvernement, n'est pas, en soi, illégitime. Encore faut-il que le jeu en vaille la chandelle : s'il s'agissait d'une refonte du code du travail, de l'introduction - comme le recommandait le rapport Camdessus - d'un contrat de travail unique pour convertir la France à la "flexsécurité" dont on dit, dans la social-démocratie du nord de l'Europe, qu'elle est une vraie recette contre le chômage, on pourrait comprendre l'obstination de M. de Villepin. Mais il ne s'agit que du CPE, disposition présentée comme une parmi d'autres, à elle seule incapable de résoudre le chômage des jeunes et désormais vouée à être modifiée.

Outre la pression qu'il exerce sur le président, le comportement du premier ministre tient d'une stratégie politique classique et dangereuse - celle de l'homme fort. Les Français ont parfaitement compris, en effet, qu'avant d'être devenu un objet de rejet, pour deux sur trois d'entre eux, l'affaire du CPE est un élément-clé de la compétition que se livrent le chef du gouvernement et son numéro deux, dans une sorte de primaire sauvage dont le terrain de jeu est l'action gouvernementale ; pire : le sort de la jeunesse étudiante !

Cette situation est d'autant plus choquante qu'elle est créée par ceux-là mêmes qui avaient fait campagne contre la cohabitation, jugée tellement dommageable, et qui réinstallent celle-ci dans leur propre camp ! Résister aux jeunes, aux syndicats, à qui l'on voudra, c'est pour M. de Villepin chercher à apparaître comme celui qui tient tête et qui, s'il tient bon, sera l'incontournable figure héroïque de la droite, bref l'homme providentiel.

Tout l'être de Dominique de Villepin paraît mû par cette seule aspiration : levez-vous, orages désirés ! Il sait que plus il s'obstine, plus il a de chances de faire grandir le désordre : plus grandira l'aspiration du retour à l'ordre, plus il sera conforté dans la posture qu'il recherche. C'est une conception de la politique détestable. Ce faisant, il tord le bras au pays. Ce mode de gouvernement en effet ne convient pas à la France. Dominique de Villepin aime dialoguer avec nos ancêtres, notamment avec les Bonaparte. Il sait en outre "dialoguer" avec le prince (c'est-à-dire lui imposer son point de vue) ; entre les deux, il y a les Français. Mais qui sont-ils à ses yeux ? Rechercher l'affrontement est pour lui plus noble que de s'appuyer sur le consentement. Or l'essence d'une démocratie ne réside-t-elle pas dans la patiente construction d'un consensus ?

Cette curieuse pratique de la démocratie ne convient donc pas davantage au pays. De ce point de vue, on ne dira jamais assez que l'usage de l'article 49.3, dans un régime de surpouvoir - exécutif doté d'une majorité absolue - ne peut être perçu que comme un déni de démocratie.

En outre, toute démocratie nécessite un minimum de respect du calendrier : ce gouvernement est issu d'un désastre, le référendum perdu sur la Constitution européenne ; à aucun moment on ne pouvait tirer de ce désastre un mandat pour réformer. Ce mandat ne pourra venir que de la prochaine échéance présidentielle.

Enfin, l'art de gouverner selon M. de Villepin ne correspond pas à un mode de réforme souhaitable ni, on le voit bien, souhaité par le pays. Dans un système où le Parlement ne joue pas son rôle, la négociation constitue le niveau minimum de fonctionnement démocratique qu'il faut préserver. C'est bien parce que nos systèmes intermédiaires sont faibles, Parlement aussi bien que syndicats, que la manifestation est devenue, depuis longtemps, un élément et un moment de la négociation. Cela crée une grande incertitude.

Mais cela n'interdit pas de réformer : Jean-Pierre Raffarin a réformé les retraites ; Philippe Douste-Blazy l'assurance-maladie, Thierry Breton les impôts (et cette dernière réforme est tout sauf anodine), pour ne citer que des exemples récents. Sans oublier la création du CNE (contrat nouvelle embauche) dont il eût été si simple d'étendre le champ d'application, puisque l'on dit que ça marche. Trop simple, sans doute, pour MM. Chirac et de Villepin.

Au reste, la rue contre le gouvernement est un grand classique dans un régime d'esprit et, hélas, de pratique monarchiques. Ce fut aussi un classique du gaullisme, qui était un pouvoir fort sachant céder (comme ce fut le cas en Mai 68, où les concessions faites par Georges Pompidou permirent sa victoire de 1969). Ici, nous avons un pouvoir fort de ses prérogatives, faible politiquement, mais qui entend résister pour montrer qu'il est encore un pouvoir.

Reste l'essentiel, la jeunesse, car cette loi sur le CPE a pris la forme d'un conflit de générations. Le malaise de la jeunesse tient en trois constats : le taux de chômage des moins de 25 ans (22,3 %) place la France parmi les plus mauvais élèves de l'OCDE (Le Monde du 31 mars) ; parmi les jeunes, les enfants d'immigrés subissent un chômage deux fois plus élevé ; et, enfin, beaucoup de ceux des jeunes qui réussissent leurs études accèdent à des emplois inférieurs à leurs anticipations.

Ce niveau de chômage dévastateur explique la préférence affirmée d'une écrasante majorité de jeunes pour la fonction publique, et d'une façon plus générale leur attirance pour un statut plutôt que pour un contrat. Un contrat est plus adapté à l'économie de marché, à condition d'atténuer le degré d'insécurité qu'il comporte : mais comment le déterminer autrement que par la négociation ? Le décalage entre les études et la réalité des emplois est parfaitement connu des étudiants : cette perspective explique leur détermination.

A ce stade cependant, sans vouloir "positiver" à l'excès une situation qui reste dangereuse, trois éléments peuvent être relevés. La jeunesse d'aujourd'hui - celle, défavorisée, des banlieues, comme celle qui est issue des classes moyennes - cherche avant tout à s'intégrer dans la société comme sur le marché du travail. Pour un pays qui retrouverait confiance en lui-même, ce peut être un formidable levier.

Les syndicats ont fait l'objet, de la part du président, d'un hommage appuyé, inédit et bienvenu. Des syndicats forts, indispensables pour qui veut réformer : M. Chirac gagnerait à faire partager son point de vue à son premier ministre.

La bataille présidentielle : celle de 2002 s'était, hélas, jouée sur la sécurité. Celle de 2007, les propos de M. Chirac en témoignent, a toute chance de se jouer sur la précarité. Ce pourrait être un miracle pour la gauche. Une gauche qui se remettrait à penser, à inventer.
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Florent



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Localisation : Aubière
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MessageSujet: Re: CPE, une provocation de plus !   Jeu 6 Avr - 22:23

Conférence de presse de De Villepin - Jeudi 6 avril

Dominique de Villepin a exclu de lâcher la barre dans la tourmente du CPE, soulignant qu'il mènerait sa mission "jusqu'au bout", sans gouverner "au fil de l'eau".

"Le président de la République m'a confié une mission et cette mission, je la mènerai jusqu'au bout. Tout le reste est pure spéculation et fantaisie"
"L'immobilisme, le conservatisme, je le vois à quelques mois d'une échéance présidentielle, est pour certains la politique qu'il faut mener. Ce n'est pas ma conviction. Nous avons promis une année utile, nous le devons aux Français",
"L'Histoire est pleine de perdants et de gagnants et puis, au fur et à mesure que le temps passe, parfois, dans ce jeu de rôle, les choses changent" a déclaré le Premier ministre lors de sa neuvième conférence de presse mensuelle.

Par ses mots, Dominique de Villepin enfonce le pays encore plus dans la crise, une crise sociale certes mais aussi politique.

Dans le même temps, la rue gronde, la rue attend, la rue s’inquiète de son avenir…
Des opérations-éclairs ont ponctué toute cette journée : elles visent à appuyer l'ultimatum des syndicats de salariés et des mouvements de jeunes donnant au gouvernement et à l'UMP jusqu'au 17 avril pour abroger le Contrat Première Embauche.

Ne laissons pas passer le Gouvernement en force, ne laissons pas le mouvement faiblir, soyons à la hauteur de l’enjeu générationnel d’aujourd’hui.
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francine



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MessageSujet: la dépêche de l'afp   Dim 9 Avr - 19:45

je sais pas si vous avez lu la dépêche afp du début d'aprés midi, mais pour ceux qui ne l'aurait pas lu, voilà ce que j'ai retenu:

"Dès vendredi, les responsables du dossier ont multiplié rencontres et réunions. Dominique de Villepin a été reçu dans la soirée par Jacques Chirac qui avait vu peu avant MM. Accoyer et de Rohan.

Ces derniers, ainsi que MM. Borloo et Larcher, se sont également entretenus avec le Premier ministre et lui ont présenté, selon des sources proches du gouvernement, "deux ou trois contenus" de sortie de crise.

M. de Villepin "n'a dit ni oui ni non", ont affirmé ces sources, mais, selon Le Monde paru samedi, il "a bloqué la formule" proposée, un remplacement du CPE "par un nouveau dispositif dirigé vers les jeunes en difficulté".
Quel que soit le projet retenu, la réaction des douze organisations anti-CPE ne devrait pas se faire attendre puisqu'elles se retrouvent également lundi à 16H30 pour décider des éventuelles suites du mouvement."


à demain, donc pour connaitre la proposition du gouvernement, et les "éventuelles suites du mouvement"...
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