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 Airbus supprime 10 000 emplois dont 4300 en France.

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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Airbus supprime 10 000 emplois dont 4300 en France.   Jeu 1 Mar - 16:16

Il est de la responsabilité de l’Etat Français d’avoir une vision stratégique de long terme en participant avec nos partenaires allemands et espagnols à l’indispensable recapitalisation d’Airbus. Il est urgent de revenir à un projet industriel pour Airbus. Le Parti socialiste et Ségolène Royal demandent donc un moratoire sur les suppressions de poste et les cessions de sites, préalable indispensable à une remise à plat de la gestion de l’entreprise.


L’Etat français n’a pas joué son rôle d’actionnaire responsable ces dernières années et les gouvernements successifs depuis 5 ans ont même aggravé par leur action, les problèmes de direction et d’organisation interne de l’entreprise, dégradant en conséquence les relations avec notre partenaire allemand. L’industrie aéronautique est un enjeu majeur pour l’avenir de notre pays et pour l’Europe. Les savoir-faire et les emplois de ceux qui ont contribué à l’essor d’Airbus doivent être préservés.


Par ailleurs, la parité euro-dollar (la BCE conduisant à une parité euro-dollar fortement défavorable à Airbus, qui supporte ainsi des coûts 30% plus élevés que ses concurrents situés en zone dollar) est très défavorable à Airbus, ce qui pose une fois de plus la question de la politique de change européenne.


Jean-Marc Ayrault sur RFI s’exprime sur le dossier Airbus : « En France on attend, on dit rien, j’ai même vu que Nicolas Sarkozy disait que ce n’était pas l’affaire des politiques de se mêler d’industrie, s’il s’agit de gérer les entreprises, là je suis d’accord avec lui, il ne s’agit pas de gérer l’entreprise à la place de, on ne va pas revenir au système étatique, mais en même temps de se désintéresser de l’avenir de l’industrie en Europe, je pense que c’est une vraie faute, parce qu’à ce moment là c’est la délocalisation, c’est la désespérance qui s’installe, nous ne l’acceptons pas. »
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: Airbus supprime 10 000 emplois dont 4300 en France.   Jeu 1 Mar - 17:59

Dominique de Villepin nous ressort une variante de "l'État ne peut pas tout" :

PARIS (AFP, 1er mars 2007) - Dominique de Villepin a défendu jeudi le plan de restructuration d'Airbus (Paris: NL0000235190 - actualité) , "nécessaire" pour "préparer l'avenir", promettant l'engagement actif de l'Etat sur ce dossier très épineux pour la majorité et qui pourrait empoisonner la campagne présidentielle.

Lors de sa 19e conférence de presse mensuelle à Matignon, le Premier ministre a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de "licenciement sec" et annoncé que l'Etat allait débloquer 100 millions d'euros pour la filière des matériaux composites (fibre de carbone...), essentiels pour la construction des avions de nouvelle génération.

Récusant l'argument de "l'impuissance des politiques", il a affirmé, face aux critiques de l'opposition, que le plan de restructuration constituait "un partage équitable" des efforts entre la France et l'Allemagne, les deux principaux actionnaires.

Tout en assurant "mesurer pleinement l'inquiétude" suscitée par le plan Power 8 -qui prévoit notamment la suppression de 10.000 emplois, la France étant la plus touchée avec 4.300 postes concernés- M. de Villepin a estimé que ce plan était "nécessaire pour sortir définitivement de la situation d'incertitude et préparer l'avenir".

Alors que FO a annoncé que les salariés de l'avionneur manifesteraient mardi et observeraient une demi-journée de grève dans toutes les villes de France où sont implantées des usines Airbus, le Premier ministre a affirmé que, sans l'implication du gouvernement, "ce n'est pas de l'inquiétude que vous verriez dans les yeux de nos compatriotes" mais "du désespoir". "Il n'y a pas d'un côté une entreprise qui se bat et l'Etat qui regarde", a-t-il lâché.

"Je ne dis pas que tout est rose (...) Mais il ne faut pas chercher à tout peindre en noir. Il y a une bataille à livrer, il faut la gagner (...) A nous de rester mobilisés pour que la France tire son épingle du jeu", a-t-il lancé, s'agaçant d'une question d'une journaliste en lui rétorquant qu'elle "découvrait les réalités du monde dans lequel nous vivons".

Il s'est en outre montré des plus réservés sur l'utilité d'une réunion d'urgence du Parlement sur la politique industrielle de la France et l'avenir d'Airbus, réclamée par les socialistes.

Pour ce qui devrait être son avant-dernière conférence de presse, le chef du gouvernement n'a pas attiré la foule des grands jours à Matignon: une quinzaine de journalistes, cinq questions -aucune sur la présidentielle- et un exercice bouclé en quarante minutes seulement, là où certaines de ses prestations, il y a un an, pouvaient durer près de deux heures. Se posant une nouvelle fois en Premier ministre qui assurera sa tâche "jusqu'au dernier jour" et s'exprimera "avec beaucoup de liberté" pour dire "la vérité aux Français", il a estimé que les choix de son gouvernement en matière économique et sociale devaient être "poursuivis" dans le prochain quinquennat.

"C'est l'orientation qu'a prise ma famille politique et je m'en félicite", a-t-il dit, sans citer le candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy. M. de Villepin, qui apparaît quelque peu évincé du débat présidentiel, pourra toutefois se consoler en voyant sa cote de popularité remonter dans les derniers sondages (+7 points dans le baromètre CSA publié jeudi à 39% d'opinions positives).
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Airbus supprime 10 000 emplois dont 4300 en France.   Lun 5 Mar - 13:16

« Sauvons l’aéronautique »


Les origines de la crise

Le nouveau PDG d’Airbus et co-PDG d’EADS, Louis Gallois, a présenté devant le comité d’entreprise, le 28 février, le plan baptisé POWER 8, sur l’avenir de l’entreprise. Il prévoit notamment :
La suppression de 10 000 emplois en Europe, (50% de salariés d’Airbus et 50% de sous-traitants), dont 4 300 en France.
La fermeture et la filialisation de certains sites : celui de Méaulte en Picardie sera ouvert, par exemple, à des partenaires privés susceptibles d’en prendre à terme le contrôle. Le site de Saint-Nazaire-Ville continuera à travailler avec Airbus, avant un éventuel rachat par des fournisseurs ou par les salariés.
L’assemblage final de l’A350 revient à Toulouse. L’assemblage de l’A320 est progressivement transféré vers Hambourg.

Ce plan propose des solutions à la grave crise que traverse l’entreprise qui fait suite, notamment, à la découverte de problèmes industriels importants entraînant des retards dans la construction du gros-porteur A380. Ces raisons, associées à la révélation de possibles scandales financiers, avaient entraîné, en juillet dernier, le départ de Noël Forgeard, alors PDG d’Airbus et d’EADS.

Au-delà de ces principales difficultés, Airbus doit aussi faire face à la concurrence redoutable de Boeing qui profite pleinement de l’affaiblissement du Dollar (50% en 5 ans) et de l’appui du gouvernement des Etats-Unis.
Pour y répondre et pour développer une gamme complète, Airbus a alors décidé de procéder au lancement d’un nouveau modèle, l’A350. Il doit donc assurer le financement de ce nouveau projet industriel qui s’élève à 10 Mds €.
Il doit aussi intégrer les plus récentes évolutions technologiques, et notamment celle des matériaux composites.

L’importance stratégique d’Airbus

EADS a été créé en juillet 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin sur trois principes fondateurs : la construction d’un groupe à base européenne et à vocation mondiale (structure actionnariale : 22,49% Daimler-Chrysler, 29,75% Etat Français et Lagardère (dont 7,5 prévendus par Lagardère, 15% pour l’Etat), 5,44 pour l’Etat espagnole, 7 pour une banque russe, 35-37 en bourse) ; l’équilibre franco-allemand et l’exclusivité de l’engagement des opérateurs. Ce pacte fondateur est l’élément central qui fait l’originalité d’EADS.

Principale filiale de construction d’avion civile d’EADS, Airbus est un enjeu crucial pour notre politique industriel.
L’avionneur fait notre fierté par sa position de leader mondial, capable de damer le pion à son rival et seul concurrent, l’américain Boeing.
Il est porteur d’un projet européen fait d’échange de cultures industrielles.
Avec EADS, on a assisté à la création d’un très grand groupe européen.

Au total, Airbus c’est, pour la France et pour l’Europe :

34 Mds € de chiffre d’affaire en 2005 et 200 Mds € de commande en cours ;
des dizaines de milliers d’emplois directs et sous-traitants,
beaucoup de valeur ajoutée pour notre économie et un atout pour notre commerce extérieur,
une capacité unique de développement en hautes technologies,
le savoir-faire de nos ingénieurs et de nos salariés,
l’indépendance de la France et de l’Europe face à la volonté de monopole de l’Américain Boeing.

La responsabilité accablante de la Droite

Depuis 2002, l’Etat n’a pas joué son rôle d’actionnaire responsable : nous l’accusons de défaut de contrôle et d’anticipation.
Pire encore, en imposant la nomination politique de Noël Forgeard, la Droite a profondément déstabilisé le management de l’entreprise, mis à mal les relations avec nos partenaires allemands et a favorisé une logique purement financière. Ce qui a fait dire à Angela Merkel : « les hommes doivent payer pour les erreurs des manageurs du passé ».
La droite est donc pleinement responsable des erreurs industrielles et du scandale financier causés par ce dirigeant qu’elle avait mis en place.
Rappelons, en effet, que plusieurs enquêtes judiciaires ont été ouvertes et sont toujours en cours concernant de fortes suspicions de délits d’initié qui se serait produit à l’occasion des problèmes rencontrés avec l’A380 (plusieurs personnes morales et physiques auraient bénéficié de la connaissance anticipée de certaines informations pour vendre leurs actions au plus haut).
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Airbus supprime 10 000 emplois dont 4300 en France.   Lun 5 Mar - 13:17

Malgré ces catastrophes, Noël Forgeard démissionna et toucha 3 ans de salaires (sachant qu’il avait touché 2,33 millions € en 2005 !)
Enfin, l’Etat n’a pas été capable de stabiliser l’actionnariat privé.
Daimler-Chrysler et Lagardère souhaitent aujourd’hui se désengager, BAE est partie alors que des groupes russes sont à l’affût pour entrer au capital.

Les propositions de Ségolène Royal

Dès l’annonce du plan, Ségolène Royal a exprimé sa solidarité envers les salariés d’Airbus et dénoncé l’injustice de la situation actuelle. Elle a rappelé les erreurs passées qui en sont responsables. Elle a affirmé fortement sa volonté de voir l’Etat français jouer pleinement son rôle stratégique.

Les propositions de Ségolène Royal s’articulent autour d’un principe essentiel et de quatre axes :

Le principe : Faire primer la logique industrielle sur la logique financière. La logique industrielle doit être fondée sur une organisation industrielle optimale, une valorisation des compétences du personnel et des investissements. Nous devons assurer le renouvellement de la gamme d’avions pour que, face à Boeing, Airbus garde une présence complète

4 axes :

Proposer une gouvernance partenariale plus effective. La gouvernance que la nouvelle co-direction du groupe et d’Airbus, avec Louis Gallois, souhaite mettre en place, intégrant plus de transparence, de rigueur dans le management, d’équité et d’éthique, doit être soutenue. Cette gouvernance partenariale repose aussi sur la nécessité de renforcer le rôle des représentants des salariés, notamment dans les rôles de veille et d’alerte, ce qui valide la proposition de Ségolène Royal de favoriser la présence systématique de salariés dans les conseils d’administration.

Stabiliser l’actionnariat du groupe. A terme, il est essentiel de combiner un actionnariat public responsable et un actionnariat privé fiable.
Le premier intègre une vision stratégique de long terme, consolidant une Europe technologique et industrielle forte et prenant en compte l’avenir des territoires concernés. Le partenariat franco-allemand est à cet égard fondamental, avec le renforcement de l’Etat espagnol, et une entrée envisagée des italiens. Le second volet, l’actionnariat privé, doit s’engager, avec des groupes industriels à centres de décision européens, sur le long terme, ce qui correspond aux cycles longs des activités aéronautiques et spatiales.

Par ailleurs, la crise d’EADS pose le problème de la valeur de l’Euro, et des principes qui guident l’intervention de la BCE (cf. propositions de Ségolène Royal à ce sujet).

Il faut enfin soutenir un effort de recherche et développement, domaine stratégique tant négligé depuis 5 ans.
Les propositions de Ségolène Royal visant notamment à doubler le budget de la recherche et favoriser l’investissement privé dans ce domaine vont parfaitement dans ce sens.

C’est sur la base de cette orientation que Ségolène Royal a pris l’initiative de rencontrer l’ensemble des organisations syndicales d’Airbus, le vendredi 2 mars, en présence du collectif des présidents de régions qui ont proposé, à la manière des länder allemands, d’entrer dans le capital du groupe pour le renforcer. Ensemble, ils ont décidé de constituer un groupe stratégique « Sauvons l’aéronautique » sur l’avenir de l’industrie et pour étudier les solutions alternatives à ce qui est proposé actuellement.

Deux logiques politiques s’affrontent

Le dossier Airbus est exemplaire. Deux bilans et deux logiques s’affrontent :
Alors que la Gauche a permis que se constitue une entreprise européenne, leader mondial, dans un domaine stratégique, la Droite l’a laissée à l’abandon et à la merci des intérêts privés.

Aujourd’hui, alors que Ségolène Royal propose un plan d’action permettant une relance ambitieuse d’EADS afin de défendre notre industrie et l’emploi, Nicolas Sarkozy est à la recherche d’un improbable partenaire privé. Il est passif devant la crise et soumis à la logique du marché.
Son principal porte-parole, François Fillon, déclare même que « les gouvernements ne doivent pas trop se mêler de l’organisation industrielle d’Airbus. »
Et Nicolas Sarkozy, lui-même, suggère un désengagement de l’Etat en affirmant que celui-ci « n’est pas un actionnaire avisé ». Il est vrai que monsieur Lagardère dit de Nicolas Sarkozy qu’il ne le considère « pas comme un ami, mais comme un frère ».

Alors que se joue l’avenir d’Airbus, l’engagement de Ségolène Royal c’est agir juste et tenir parole.
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Airbus supprime 10 000 emplois dont 4300 en France.   Mer 7 Mar - 18:23

La vérité sur EADS
par Dominique Strauss-Kahn et Lionel Jospin (Le Monde daté du 8 mars 2007)


La crise que traverse Airbus constitue un enjeu majeur pour l’Europe et pour la France. C’est vrai du point de vue industriel comme du point de vue social, territorial
et même symbolique. C’est pourquoi Ségolène Royal
a eu raison de prendre l’initiative en lançant, dès le 3 mars, un débat public sur l’avenir d’Airbus. De même, était-il opportun
d’aller discuter avec Angela Merkel, notre partenaire allemand.
Nicolas Sarkozy s’évertue, lui, à obscurcir le débat. Il a changé de position sur le rôle de l’Etat, prônant d’abord son désengagement,
acceptant ensuite son intervention. Il a aussi tenté
de se décharger de ses responsabilités, mettant en cause, avec son collègue ministre des finances Thierry Breton, pour seule explication de la crise actuelle le “pacte d’actionnaires” à l’origine de la création d’EADS.
La déformation de la réalité devenant insupportable, et ayant
été dans nos fonctions gouvernementales à l’origine de la création d’EADS, nous voulons rétablir la vérité. En 1999, la question qui était posée était de savoir s’il fallait ou non faire EADS. Nous avons considéré que tel était l’intérêt stratégique de la France et de l’Europe. Pourquoi ? Parce que la dispersion
et la division de l’industrie aéronautique étaient telles que nous encourrions le risque de sa marginalisation, voire, à terme, de sa disparition.
Il a donc fallu rassembler. Rassembler le public et le privé. Rassembler la France et l’Allemagne, mais aussi le Royaume-Uni et l’Espagne. Et pour ce faire, il a fallu rassurer, notamment
nos partenaires allemands qui imaginaient mal participer
à un ensemble où l’Etat français serait présent. Ils ont fini par l’accepter. Tel était l’objet du “pacte d’actionnaires”, qui instaurait un équilibre entre les différentes parties, que la majorité d’alors, mais aussi le président Jacques Chirac et l’opposition de l’époque ont approuvé, et sans lequel il n’y aurait
tout simplement jamais eu d’EADS ni évidemment, dans ces conditions, d’A380.
Par contre, on peut légitimement se demander si, depuis 2002, l’Etat a correctement rempli le rôle d’actionnaire qui est le sien. La réponse est non, et même doublement non : il n’a pas fait ce qu’il devait faire et il a fait ce qu’il ne devait pas faire. D’abord, l’Etat n’a pas exercé sa mission de contrôle. Il est resté inerte face aux erreurs de gestion - les retards de l’A380, les difficultés de l’A350. La responsabilité du pouvoir est lourde.
Ensuite, et c’est sans doute pire encore, l’Etat a contribué à déstabiliser le groupe. Au plus haut niveau de l’Etat, on a alimenté une guerre franco-française entre les dirigeants d’Airbus et d’EADS, contre l’avis même du groupe Lagardère. On en paie aujourd’hui la facture.
On nous dit que le pacte d’actionnaires initial ne pouvait durer
toujours. Sans doute ! Et ce n’est pas une grande découverte.
Mais alors pourquoi, en cinq ans, les gouvernements de droite successifs n’ont-ils pas entrepris de modifier ce pacte que le candidat de l’UMP fustige aujourd’hui ?
Incapable dans le contrôle de la gestion courante, immobile dans la stratégie, seulement préoccupée de questions de personnes,
sans parler des scandaleuses stock-options, la majorité
sortante n’a pas servi l’intérêt de la France.
Aujourd’hui un plan de redressement est nécessaire. Mais il faut qu’il soit remis à plat et discuté dans un dialogue franc avec les organisations syndicales.
Et demain ? Rien ne se fera sans une grande négociation, et d’abord entre Français et Allemands, car il faut, bien sûr, faire évoluer la question de l’actionnariat. C’est vrai de l’actionnariat public, au centre des débats de ces derniers jours. Mais il existe aussi, et peut-être même d’abord, une crise de l’actionnariat privé qu’il est urgent de résoudre, soit par un réengagement des actionnaires actuels, soit par l’arrivée de nouveaux actionnaires.
Evidemment, il faudra aussi régler la question de la direction de l’entreprise. Le montage bicéphale, indispensable pour commencer, n’a sans doute pas vocation à durer. Encore faut-il créer les conditions pour en sortir. Cela passe par une relation
de confiance à rebâtir entre tous les acteurs.
Le bilan est simple. La gauche a fait EADS. Depuis 2002, la droite n’a rien fait avancer. Ce sera à la gauche, demain, de veiller à ce grand projet européen pour relancer une magnifique
industrie et recréer des emplois. Tel est aussi l’un des enjeux du scrutin présidentiel.
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