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 60 000 personnes à Charléty

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Thibaut Meunier

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Nombre de messages : 667
Localisation : La Moutade
Date d'inscription : 08/03/2006

MessageSujet: 60 000 personnes à Charléty   Mer 2 Mai - 10:20

Tout a commencé dans le RER, à la gare du Nord. Les wagons sont pleins, des jeunes, des vieux, des enfants: tous en route pour le stade Charléty où Ségolène Royal tient ce mardi son avant-dernier meeting de campagne. Une étudiante bavarde avec deux copains. Ils ont voté pour la première fois le 22 avril et ne voulaient pas rater ça. «Ma mère a voté Bayrou, elle voulait venir quand même aujourd'hui, je lui ai dit: “vote pour elle dimanche ça suffira“.»

Les stations défilent, la foule enfle. Le RER ralentit d'un coup et le conducteur annonce que le stade est fermé. «C'est un sarkozyste, c'est une blague», lance un passager. Sauf qu'une fois sur place, ça n'a rien d'une blague: près de 20 000 personnes qui voulaient assister à la manifestation restent coincées aux abords de l’enceinte. Mardi à 16h30, les 40 000 places du stade Charlety étaient déjà prises d’assaut.

Selon le staff de campagne de Ségolène Royal, plus de 60 000 personnes se trouvaient en fin d’après-midi dans et devant le stade où se déroule un concert de soutien à la candidate socialiste. «C'est un immense succès populaire que remporte le concert-meeting de la fraternité organisé pour la victoire de Ségolène Royal», estiment-ils dans un communiqué. Et sur scène, l'acteur Yvan Le Bolloch lâche: «La prochaine fois, on prendra Maracana», une référence à l'un des plus grands stades du monde, à Rio de Janeiro, qui peut contenir près de 100 000 personnes.

Le tram qui longe le stade est bloqué, une foule immense marche le long des rails. Les gens s'arrêtent, prennent des photos. Arrivés aux grilles, on leur demande de faire de demi-tour. Certains s’exécutent dans le calme, d’autres s’installent aux abords du stade.

Peu de service d'ordre, une présence policière très discrète, alors d'un coup les plus vaillants escaladent les grilles. Quelques CRS présents essaient de les retenir puis laissent filer. Un flot continu de jeunes fait l'escalade.

Soudain, surgit une grosse moto. C'est Yannick Noah, hilare. Personne ne bouge, on suit le concert comme on peut. Ségolène royal devrait parler a 19 heures. L'attente va être longue, d'autant qu’ils sont nombreux à encore espérer pouvoir rentrer. Un monsieur peste: «Je suis sûr qu'on pouvait mettre plus de monde». Il s'assied, écoute et applaudit Michel Delpech qui vient de chanter. Il a retrouvé le sourire.
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: 60 000 personnes à Charléty   Mer 2 Mai - 10:21

Prenant le contre-pied de son adversaire de droite, Ségolène Royal a faites siennes les conquêtes de Mai 1968 face à Nicolas Sarkozy qu'elle a accusé de vouloir "remonter le temps" et de préparer une "France bloquée".

A cinq jours du deuxième tour, la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée s'est posée en rempart de la "paix civile" face au "passage en force" de la droite.

Devant plus de 40.000 personnes réunies au stade Charléty pour un "concert de la fraternité" - et plusieurs dizaines de milliers d'autres dehors - la candidate socialiste a dénié au candidat de l'UMP le droit de se revendiquer du général de Gaulle.

A la veille de leur face-à-face télévisé, la présidente de la région Poitou-Charentes a attaqué le programme de Nicolas Sarkozy sur tous les plans sous les yeux d'une pléiade d'artistes dont Jane Birkin, Yannick Noah ou encore Grand Corps Malade.

En lieu et place de la "rupture" que veut incarner son adversaire, elle a vu "purement et simplement une fracture républicaine".

Dimanche lors du meeting parisien de l'UMP à Bercy, "la machine à remonter le temps était en marche. On était en juin 1968", a-t-elle déploré.

"Mais Doc Gynéco, ce n'est pas André Malraux. François Mauriac, ce n'est pas Bernard Tapie. Et monsieur Sarkozy ce n'est pas le général de Gaulle", a insisté Ségolène Royal, déclenchant les applaudissements de la foule.

C'est la seule fois dans son discours d'une heure que la candidate socialiste, tailleur blanc sur t-shirt rouge, a cité nommément son adversaire de l'UMP, qu'elle a ensuite désigné comme "l'autre candidat" ou "le candidat de la droite".

Avant elle sur scène, le groupe des "Têtes raides" entonnait "Paris sera beau, l'Hexagone sera beau"... si la candidate socialiste l'emporte dimanche. "C'est quand le bonheur", s'interrogeait de son côté le chanteur Cali, l'un des organisateurs de l'événement.

"Aujourd'hui, je le sens (...) il y a dans la France (...) une même forme de colère qui gronde" qu'il y a 39 ans, a déclaré Ségolène Royal dans un stade où la gauche avait tenu meeting, le 27 mai 1968, en plein mouvement estudiantin et ouvrier.

"AIMONS-NOUS LES UNS LES AUTRES!"

"Moi, je ne souhaite pas que la France parvienne à cet état de blocage pour précisément susciter comme en Mai 1968 des révoltes, des revendications, des grèves qui ont tout bloqué tout simplement parce que le pouvoir refusait d'écouter et de redistribuer les richesses des Trente Glorieuses", a-t-elle insisté.

"Il faut garder son calme, garder son sang-froid et réformer la France avant qu'elle ne se soulève", a plaidé Ségolène Royal.

"Que le candidat de la droite relise donc le général de Gaulle. Ce sont ses propres analyses et elles se situent à une autre altitude. Il a dit cela, que la société voulait le dialogue et la participation", a-t-elle poursuivi.

Ségolène Royal a également accusé Nicolas Sarkozy, numéro deux du gouvernement sortant, de vouloir "maquiller" le bilan de cinq années de droite.

Et comme ce "n'est pas tâche facile", le candidat de l'UMP "sans vergogne" réécrit "l'Histoire, capte celles des autres (...) pour brouiller les pistes".

Devant les responsables de la "gauche plurielle" - membres des Verts, du PCF ou du PRG -, elle a défendu sa "valeur travail" face au "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy.

"La valeur travail n'est pas un artifice de discours, la valeur travail c'est d'abord payer le travail à sa valeur", a-t-elle déclaré.

"Je ne veux plus voir ces femmes en pleurs devant les grilles de leurs entreprises fermées, les regards des ouvriers licenciés sans protection. Et ceux qui philosophent sur la valeur travail, ont -ils vu ces citoyens là ?".

Si elle accède à l'Elysée, la candidate socialiste a promis "une République apaisée, une République du respect". "Je propose que la France puisse avancer sans perdre son temps, sans être bloquée, sans dresser les Français les uns contre les autres, en un mot sans violence".

"Voilà la responsabilité demain de la présidente de la République. Voilà la seule façon de diriger la France et de protéger la paix civile", a-t-elle insisté, appelant les Français à se prendre la main pour "faire gagner la France".

"La voulez-vous la victoire?", a-t-elle lancé à la foule. "Alors en avant, rassemblons-nous, prenons-nous la main, aimons-nous les uns les autres, construisons ensemble. Vive la République, vive la France".
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