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 DSK au FMI ?

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Matthieu Perona

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MessageSujet: DSK au FMI ?   Lun 9 Juil - 19:27

Que pensez-vous de la nomination de Dominique Strauss-Kahn au FMI ? N'est-ce pas encore, de la part de Nicolas Sarkozy, le recours au débauchage de membres éminents du PS pour tuer toute opposition ? DSK doit-il accepter ? Que va devenir son courant au sein du PS s'il renonce à la politique ? Place au débat...
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Mar 10 Juil - 21:04

La candidature de DSK au FMI va aggraver la "pagaille" au PS, redoute Mélenchon

PARIS (AP, mardi 10 juillet 2007) - Rare voix discordante au PS dans un concert de félicitations, le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a craint mardi soir que la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la direction du FMI n'aggrave la "pagaille" au PS.

"Ça aggrave le trouble et ça sème la pagaille, on ne peut pas le dire autrement", a-t-il craint en marge du bureau national du PS, alors que le parti est fragilisé par l'"ouverture" de Nicolas Sarkozy. "La pagaille va augmenter".

Par ailleurs, "je suis un socialiste un peu intraitable. Déjà, je me demande ce qu'on va faire à la tête du FMI, en quoi c'est très socialiste de le faire", s'est-il ouvertement interrogé. "Il y a une ambiguïté qui, malheureusement, va peser sur (DSK), c'est que sa candidature aura été soutenue par le président de la République", a-t-il craint, regrettant que l'ancien ministre de l'Economie ait été "instrumentalisé" par Nicolas Sarkozy.

Pour autant, "ce n'est pas la même situation" que pour les socialistes qui ont rallié le gouvernement, a-t-il nuancé.
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Mar 10 Juil - 21:09

FMI: communiqué de Dominique Strauss-Kahn

10 juillet 2007

"Les Vingt-Sept États-membres de l’Union européenne viennent de soutenir ma candidature à la direction générale du Fonds Monétaire International.

Je veux remercier chaleureusement les Vingt-Sept de la confiance qu’ils m’ont témoignée. Les paroles et l’action très positives du Président de la République Française, Nicolas Sarkozy, ainsi que l’appui très engagé que m’apporte depuis le début le Premier Ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont été décisifs pour dégager le consensus nécessaire à celui qui sera choisi pour occuper ce grand poste international.

C’est un premier pas très important. Je vais maintenant m’attacher à convaincre les autres parties prenantes.

La période qui vient doit être celle de l’adaptation du FMI à la nouvelle donne créée par la mondialisation financière. Il va en effet falloir redéfinir les missions du Fonds ainsi que la place respective des différents partenaires, notamment en donnant aux pays émergents le rôle qui leur revient".
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Jeu 12 Juil - 17:51

Sur le blog de Pascal CHERKI (adjoint au maire de Paris, membre du Conseil National du PS) :

Chien de garde ou idiot utile ?

Nicolas Sarkozy propose la candidature de Dominique Strauss-Khan à la tête du FMI et la seule question qui agite le landernau est de savoir si il s’agit d’une manœuvre supplémentaire ou non du Président de la République pour déstabiliser le PS ! Plus incroyable encore le Premier Secrétaire du PS, François Hollande, va même jusqu’à se féliciter qu’un socialiste puisse éventuellement être le candidat de la France et de l’Europe à la tête du FMI déplorant seulement les conditions qui entourent la promotion de cette candidature. On croît rêver ! Et pourtant nous ne rêvons pas. Ce nouvel épisode traduit la profondeur de la déroute idéologique qui traverse le Parti Socialiste. A aucun moment la question est posée de savoir si il est légitime ou non qu’un socialiste aspire à diriger une des organisations les plus contestées du capitalisme financiarisé. Une organisation qui est responsable de l’exploitation de centaines de millions de travailleurs dans le monde entier. Une organisation qui a contribué à détruire la régulation publique dans des dizaines de pays dans le cadre d’une politique appelée « Consensus de Washington » qui obligeait les pays qui souhaitaient bénéficier de ses prêts à privatiser leur secteur public, à libéraliser leurs échanges commerciaux et à comprimer leurs dépenses sociales. Le FMI est directement responsable de la désindustrialisation sans précédent qu’a connue l’Amérique latine dans les années 80 et 90. Le FMI est responsable de la crise financière magistrale qu’ont connues plusieurs économies d’Asie d’abord en les forçant à entrer dans la ronde pernicieuse de la libéralisation des mouvements de capitaux puis en les contraignant à adopter en pleine tourmente monétaire des politiques récessionnistes qui ont plongé des millions de leurs habitants dans la misère.

Dominique Strauss-Khan est candidat à la tête du FMI au moment où celui-ci connaît la plus grave crise de son histoire. La plupart des pays émergents cherchent à rembourser leurs prêts par anticipation pour échapper à la loi d’airain de ses recommandations libérales. Le Brésil de Lula et le Venezuela de Chavez on ainsi épongé leurs dettes et annoncés que dorénavant ils n’entendaient plus avoir recours à l’aide de cette institution. Il en résulte une crise majeure pour le FMI qui se finance principalement sur les intérêts et les commissions des emprunts qu’elle délivre aux pays qui y ont recours. Aussi, en 2006 le FMI affichait une perte. Curieuse ironie de l’histoire pour une institution qui n’a cessé de prôner le rigueur budgétaire chez les autres…Selon les propres prévisions du FMI ses ressources passeraient de 1,4 milliards de dollars en 2006 à 635 millions de dollars en 2009, soit une baisse de 56% par rapport à 2005 ! Cette crise financière se double d’une crise morale sans précédent puisque le nombre de démissions des économistes du FMI en 2005 a été de 45% plus important que la moyenne des démissions des trois précédentes années. En 2006 la tendance s'est confirmée. C’est pourquoi il y avait tout lieu de se réjouir face à la décrépitude annoncée du FMI qui devrait continuer à décliner faute de « clients » et de ressources financières. Et c’est à ce moment qu’un socialiste en la personne de Dominique Strauss-Khan est candidat à redorer le blason de cette organisation indispensable au bon fonctionnement de la finance mondialisée… Quel y sera le rôle de Dominique Strauss-Khan ? Chien de garde ou idiot utile, il a ce choix ! Et il n'aura que ce choix tant que les principaux pays qui financent le FMI n'auront pas accepté de remettre en cause la doctrine du "Consensus de Washington", la conditionnalité des prêts de cette institution et un nouveau partage du pouvoir laissant une place plus importante aux pays du sud. On se prépare donc à un changement de casting pour maintenir inchangée la ligne sauf quelques timides inflexions à la marge et en plus on la parera désormais d'une prétendue onction "progressiste" ou "sociale-démocrate".

Qu’un socialiste aspire à diriger cette institution en dit long sur la fuite en avant qui a gagné les rangs de certains de nos dirigeants. Après l’OMC où sévit avec de moins en moins de succès Pascal Lamy, voici maintenant venu le temps du FMI. A quand un socialiste à la tête de l’OTAN ? Décidément, il est grand temps pour le Parti Socialiste de faire sa refondation idéologique !

ps : tous les chiffres sont extraits de l'ouvrage de Christian Chavagneux "Les dernières heures du libéralisme" éditions Perrin, 2007.
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Jeu 12 Juil - 17:52

Alors les camarades Strauss-Kahniens, j'attends vos réponses. Êtes-vous embarrassés ?
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François T

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Jeu 12 Juil - 22:11

Si le FMI est à l'origine de tous les maux que décrit l'article, pourquoi ne pas se féliciter qu'un socialiste y mette fin et réoriente sa politique ?
Vaut-il mieux regarder les bras croisés-c'est-à-dire en continuant de critiquer de façon stérile- ou vaut-il mieux agir là où l'on peut ?

Donc je ne suis pas embarassé, en ce qui me concerne .
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Pierre Cortese

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Jeu 12 Juil - 22:29

Si Sarko et l'UE (dont la Pologne et l'Angleterre) soutiennent DSK, c'est que le changement de politique qu'il va evectuer (si changement il y a) ne doit pas leur faire peur. Je te rappel qu'on a aussi un "camarade" à la tête de l'Omc, et je suis pas sûre que ça est fait avancé la cause socialiste ( a moin que Lamy ne soit responsable de l'election de Chavez et de Morales).
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François T

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Jeu 12 Juil - 22:39

Probablement que Sarkozy y a vu un plus grand avantage dans la politique intérieure (la fameuse ouverture ^^) plutôt qu'extérieure . Il sous-estime sans doute le changement qu'il peut mener .De toute manière je préfère que ce soit DSK plutôt que quelqu'un de droite .
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Ven 13 Juil - 13:47

Malheureusement aucun socialiste, comme Pascal Lamy par exemple, n'a changé quoi que ce soit au fonctionnement de ces institutions internationales. Le libéralisme a continué à être soutenu. Est-ce que la social-démocratie est compatible avec le libéralisme économique ? Je tendrais à répondre oui...
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Sam 14 Juil - 13:15

Une tribune libre de Damien Billet, président du Comité pour l'annulation de la dette des pays du tiers-monde, publiée dans L'Humanité du vendredi 13 juillet 2007, donne de bons arguments pour refuser de présider le FMI, surtout de la part d'un socialiste : (extraits)

"[...] Le FMI est une institution qui, depuis plus de soixante ans, exige avec la plus grande brutalité que les dirigeants des pays dits "en développement" appliquent des mesures économiques servant l'intérêt des riches créanciers et des très grandes entreprises. Dans ce but, le FMI a apporté un soutien essentiel à de nombreux régimes dictatoriaux et corrompus, de Pinochet au Chili, à Suharto en Indonésie, de Mobutu au Zaïre, à Videla en Argentine, et actuellement encore de Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, à Deby au Tchad et tant d'autres. Depuis la crise de la dette au début des années 1980, le FMI impose au forceps des programmes d'ajustement structurel aux conséquences dramatiques pour les peuples du Sud : réduction drastique des budgets sociaux et des subventions aux produits de première nécessité, ouverture des marchés et mis en concurrence déloyale des petits producteurs avec les multinationales, production tournée vers l'exportation et abandon du principe de souveraineté alimentaire, privatisations massives, fiscalité aggravant les inégalités..."

Bon courage DSK pour réorienter cet organisme !
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Pierre Cortese

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Sam 14 Juil - 14:03

Avant le FMI

DSK et le « socialisme du réel »

« Il faut un socialisme du réel » affirmait, avant de s’inscrire en attente de poste au Fmi, DSK dans un long texte, publié en trois parties dans trois numéros du Nouvel Observateur de mai et juin 2007. Le projet est louable. Le résultat l’est beaucoup moins : ni le socialisme, ni le réel n’ont de place dans ce texte idéologique. Seul, risque de rester réel, le « job » au Fmi.
Dans cette contribution, le socialisme est remplacé par un « réformisme sans tabou », « sur le financement des retraites, l’évolution du système de santé, la réforme du marché du travail, la reconfiguration territoriale des services publics ».
La « reconfiguration territoriale des services publics » est devenue la figure de style obligée chez les sociaux libéraux pour remettre en cause les services publics.
Quant à l’absence de « tabou », elle ne penche que d’un seul côté : à droite. Déjà en 2005, à l’Université d’été du PS à La Rochelle, DSK avait affirmé que les socialistes devaient être « capables d’utiliser tous les instruments fiscaux sans tabou, y compris les impôts à la consommation » (Le Monde du 15/06/07). Il avait alors plaidé, comme aujourd’hui Fillon pour une « TVA sociale » avant la lettre.
La redistribution des richesses, fondement même du réformisme social démocrate pendant la majeure partie du XXème siècle ne figure, dans les trois articles, que sous forme de question : « Quel partage de la valeur ajoutée » ?

Le réel est lui aussi évacué. L’analyse du capitalisme contemporain n’est même pas esquissée. La chute de la productivité du travail, le retour aux formes les plus brutales du capitalisme du XIXème siècle, le déplacement de la demande sociale vers des secteurs où la productivité du travail ne peut progresser que très lentement (santé, éducation, culture…), l’instabilité et la profonde illégitimité de ce système, ne font pas partie du « réel » de DSK.
La mondialisation y est réduite à un mot mais le rôle « réel » de l’Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale ou des multinationales qui structurent pourtant le monde dans lequel nous vivons n’ont pas droit de cité dans le texte de DSK. Il n’y dira pas ce qu’un socialiste peut faire à la tête du Fmi : serait-ce parce que, dans le réel, on n’y peut rien faire de socialiste ? Et s’il était annoncé qu’on peut y faire quelque chose de socialiste, sans doute n’aurait on pas le « job ».
Les effets de l’Union européenne libérale, celle de l’Acte Unique, de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice, ne font pas l’objet du plus petit début d’analyse. Alors que, dans les faits, l’Union européenne est le levier de la mondialisation libérale en Europe, elle n’apparaît dans le texte de DSK comme la réponse « à la demande de protection face à la mondialisation ».
En France, au cours des 25 dernières années, c’est près de 10 points des richesses créées chaque année (environ 160 milliards) que les profits ont confisqués aux salaires mais cette donnée fondamentale ne fait pas davantage partie du « réel » de DSK.

Malgré l’annonce introductive de ces trois articles si bien traités par le Nouvel Observateur, le bilan de la gauche au pouvoir ne fait pas non plus partie du « réel » : ni le temps, ni l’espace n’ont d’existence dans le texte de DSK. Le tournant de 1983 n’a jamais eu lieu. Les politiques calamiteuses de Rocard, Cresson et Bérégovoy non plus. Quant au bilan meilleur mais mitigé de Lionel Jospin, il n’en est pas dit un seul mot. Ce qui se comprend assez facilement : la gauche avait, certes, permis la création de 1,8 million d’emplois et permis à 1 million de chômeurs de retrouver du travail mais c’était en complète contradiction avec ce que préconisaient les dogmes libéraux. Alors que les libéraux préconisaient l’euro cher, l’euro était alors bon marché par rapport au dollar. Alors que les libéraux préconisaient la modération salariale, la masse salariale avait augmenté du fait des créations d’emplois et des augmentations du Smic et des salaires. Alors que les libéraux recommandaient l’augmentation du temps de travail, le gouvernement Jospin avait diminué le temps de travail. Alors que les libéraux privilégiaient le contrat, c’est la loi (malgré toutes ses limites) qui avait imposé les 35 heures au MEDEF. Le solde de la Sécurité sociale était devenu excédentaire : pourquoi ne pas intégrer cette donnée à une vision « sans tabou » du financement de la protection sociale ?

Le texte de DSK prend appui sur la « pensée unique » martelée quotidiennement par les grands médias. Il évacue ainsi, à l’aide de quelques formules stéréotypées, des questions déterminantes. Il dénonce une certaine vision de la lutte de classes qui n’existe que dans ses fantasmes. Il refuse de « s’enfermer dans la seule défense des acquis » mais il se garde bien de préciser s’il faut ou non défendre ces « seuls » acquis. Il condamne le fait de « rejeter frénétiquement l’expérimentation scientifique » et évacue ainsi la question d’un moratoire sur les OGM…

Ce texte « théorique » en trois parties, de DSK, ne s’embarrasse guère de contradictions ou d’incohérences. Il commence ainsi par souligner que « les inégalités ne se réduisent guère » mais finit pas condamner l’ « égalitarisme niveleur »… Il oppose « l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire » et « le renforcement de l’encadrement des élèves », comme si les deux mesures répondaient au même problème et que l’allocation de rentrée scolaire n’était pas une réponse, tout à fait insuffisante, à la vie chère.

Pour une société juste

C’est le premier objectif que se fixe DSK. Malheureusement, la vision de la société sur laquelle repose ce premier objectif n’a, là encore, qu’un lointain rapport avec la réalité.

Lorsqu’il reconnaît que « les inégalités ne se réduisent guère », la réalité est bien différente de cet euphémisme frileux : non seulement les inégalités ne se réduisent pas mais elles s’accentuent à une vitesse foudroyante. Entre 1998 et 2005 (Camille Landais - Ecole d’économie de Paris) le revenu moyen par foyer a augmenté de 5,9 % (0,82 % par an). Mais dans le même temps, les revenus des 1 % les plus riches (350 000 foyers) ont augmenté de 19 %. Ceux des 0,1 % les plus riches (35 000 foyers) ont augmenté de 32 % et ceux des 0,01 % les plus riches (3 500 foyers) de 42 %. La société française est devenue une gigantesque machine à redistribuer les richesses vers ceux qui sont déjà les plus riches.

DSK affirme, ensuite, que la nouvelle réalité, c’est celle de « la fragmentation sociale ». C’est une expression qui fait « chic ».
C’est une vision complètement unilatérale de la réalité sociale qui se refuse à prendre en compte deux autres aspects de la réalité beaucoup plus fondamentaux.

Premier aspect de la réalité sociale : l’homogénéisation de la société. Les petits agriculteurs et les petits commerçants qui formaient 50 % de la population active au milieu du XXème siècle ont progressivement disparu. Corrélativement, le salariat a considérablement augmenté et représente aujourd’hui 91 % de la population active. Non seulement le salariat n’est pas en voie de disparition, mais il s’est considérablement renforcé. Cette montée en force du salariat traduit non une fragmentation de la société mais, au contraire, son homogénéisation.

Deuxième aspect de la réalité sociale : l’homogénéisation du salariat. A l’intérieur même du salariat, ensuite, DSK ne veut voir que les différenciations qui sont à l’œuvre. Il oublie, d’ailleurs, de préciser, que ces divisions sont, avant tout, le fruit de politiques patronales bien précises : individualisation des salaires, précarisation des contrats, externalisation des productions, multiplication des formes de sous-traitance… Elles n’ont rien à voir avec la mondialisation mais tout à voir avec les politiques des gouvernements français : croit-on que les 800 000 salariés de la restauration dépendent des contraintes de la « concurrence internationale » ? DSK oublie, également, le rôle de l’Etat qui, même lorsque la gauche était au pouvoir, n’a rien fait pour généraliser le CDI ou réglementer la sous-traitance. Il se refuse à constater que ces différenciations s’accompagnent d’un processus beaucoup plus profond d’homogénéisation. Ce qui prime aujourd’hui, c’est le problème de l’emploi et, de ce point de vue, hormis une poignée de « cadres internationaux » ou de cadres très supérieurs, les cadres sont aujourd’hui dans la même galère que les employés et les ouvriers et ont les mêmes droits à défendre.

DSK, enfin, a une vision complètement figée de l’évolution du capitalisme. Il en est resté au temps où les ouvriers constituaient l’essentiel du prolétariat. Il n’a pas compris que le capitalisme exploitait aujourd’hui le travail intellectuel, de la même façon qu’il exploitait hier le travail manuel. Il n’a pas compris que, dans le capitalisme du troisième âge, prolétariat et salariat, cols blancs et cols bleus, étaient (à une poignée de cadres très supérieurs prés) équivalents.

Sur la base de cette analyse, DSK propose néanmoins d’éviter trois écueils et avance trois pistes. Evacuons d’emblée le troisième écueil, il ne présente qu’un intérêt circonstanciel : « faire de la démocratie participative ou du nécessaire dialogue sociale une fin en soi ».

Le premier écueil est plus intéressant : « ignorer la fragmentation sociale en imaginant qu’on peut encore construire un « front de classes » à l’ancienne autour de quelques mots d’ordre anticapitalistes et altermondialistes ». La question n’est plus de construire « un front de classes » puisque le salariat représente aujourd’hui plus de 90 % de la population active. La question est de rassembler ce salariat autour, non de « quelques mots d’ordre » mais d’un programme qui redistribue les richesses, réduise le temps de travail pour faire reculer le chômage de masse, généralise le CDI pour en finir avec la précarité, défende et renforce les services publics, les retraites par répartition, le remboursement à 100 % par l’assurance maladie obligatoire…. De ce point de vue, il faut bien reconnaître que DSK se situe plutôt du côté du problème que de celui de la solution, du côté de la fragmentation du salariat plutôt que de son rassemblement.

Le deuxième écueil est tout aussi significatif de l’analyse erronée de DSK et de l’impasse dans laquelle il veut nous conduire lorsqu’il refuse de « capituler devant la société des individus en courant après tous les mouvements sociaux et en se laissant disloquer par toutes les revendications ». Ainsi, pour DSK, les mouvements sociaux correspondent à la « société des individus ». Il faut vraiment ne jamais avoir participé ni même avoir prêté la moindre attention à une grève ou à un mouvement social comme ceux qui s’opposaient au plan Juppé en 1995, à la loi Fillon contre les retraites par répartition en 2003 ou au mouvement contre le CPE en 2006 pour ne pas comprendre que ces actions collectives, solidaires sont justement à l’opposé de la « société des individus ». Nous savons ce que nous a coûté, lors de la dernière élection présidentielle, le refus de prendre en compte les aspirations (majoritaires dans la population) qu’exprimaient ces mouvements sociaux. DSK nous propose de continuer.

Les trois pistes que propose DSK pour sa « société juste » brillent surtout par leur imprécision. Première piste : « la promesse d’un Etat social à nouveau efficace ». Pou y arriver, encore une fois « rien n’est tabou » ce qui signifie, dans la langue de bois des sociaux libéraux, qu’il ne faudra surtout pas remettre en question (comme l’a fait Blair au Royaume-Uni) les lois de la droite et qu’il faudra continuer dans la même direction.

Deuxième piste : « celle d’un nouveau compromis social ». DSK pose à cette occasion la question fondamentale : « quel partage de la valeur ajouté » ? Mais il se garde bien d’y répondre. L’emploi, le pouvoir d’achat sont donc totalement absents des perspectives ouvertes par DSK.

Troisième piste : « l’égalité réelle, l’égalité des droits ». L’objectif est pertinent mais dépend entièrement de la réponse à la question précédente car sans une toute autre redistribution des richesses qui suppose de s’opposer frontalement au Medef et donc de nous appuyer sur la force du mouvement social, cette « égalité réelle » restera, comme l’affirme d’ailleurs DSK, une « utopie ».

Pour une nouvelle cohérence économique et sociale

Pour étayer ce deuxième objectif, DSK part d’un constat : « notre modèle social a un coût très élevé alors même que son efficacité dans la lutte contre les inégalités paraît faiblir ». Il ne lui vient pas à l’idée que si l’efficacité de ce modèle social faiblit c’est justement parce que ce modèle social lui-même subit des attaques incessantes : en 1984 et 1992 contre l’assurance-chômage, en 1993 et 2003 contre les retraites par répartition, en 2004 contre l’assurance-maladie, entre 2002 et 2007 contre le contrat de travail et le droit du travail…
Quant à son coût, il n’apparaît « très élevé » que si l’on ne prend pas en compte l’énorme transfert de richesse effectué aux dépens des salaires au cours des 25 dernières années. Avec 160 milliards de plus chaque année, il n’y aurait aucun problème pour financer les retraites, l’assurance-chômage ou l’assurance-maladie.

DSK affirme que le capital est « relativement » rare et le travail « relativement » abondant.
Cette rareté et cette abondance, même relatives, permettraient, selon DSK, de comprendre pourquoi le « capital bénéficie d’une rémunération croissante » et pourquoi « le travail voit son prix baisser ».

L’ennui pour la crédibilité du discours de DSK est que non seulement les capitaux ne sont pas rares mais qu’ils sont pléthoriques. Les capitaux, sont, dans la phase actuelle du capitalisme, beaucoup trop nombreux pour que tous puissent obtenir un taux de profit jugés suffisants par les capitalistes eux-mêmes. Cela tient aux caractéristiques de ce capitalisme que DSK n’a même pas cherché à esquisser : baisse sévère de la productivité du travail par rapport à la période 1945-75, déplacement de la demande sociale vers la santé, l’éducation, la culture… C’est pourquoi le taux d’investissement productif est aujourd’hui à son niveau plancher. C’est pourquoi les capitaux investis en bourse à des fins spéculatives sont pléthoriques et font subir à l’économie mondiale les chocs successifs de crises boursières à répétition. .

Comment DSK peut-il, enfin, affirmer que le travail est « relativement » trop abondant ? Le travail n’est certainement pas trop abondant « relativement » aux besoins élémentaires non satisfaits de plusieurs milliards d’êtres humains. Le travail est « relativement » trop abondant uniquement parce que le capitalisme ne satisfait les besoins humains que dans la mesure où le taux de profit qu’il en retire est suffisant aux yeux des capitalistes. Dans le « capitalisme du troisième âge » dont nous subissons aujourd’hui les effets, cela signifie l’éviction d’un continent entier comme l’Afrique ou la mise au ban de dizaines de millions de salariés réduits au chômage dans les pays développés. C’est pourtant à ce capitalisme-là que DSK nous demande de « nous adapter » en acceptant d’emblée ses dogmes les plus destructeurs : ceux de la rareté du capital et de l’abondance du travail...
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Pierre Cortese

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Sam 14 Juil - 14:04

...Faire reposer l’économie mondiale sur la seule compétitivité est une impasse. C’est le monde de la guerre de tous contre tous. Le marché mondial doit donc être régulé, même si DSK n’a pas un seul mot pour évoquer cette nécessité. (Que fera t il au FMI ?) Sans cette régulation, il est complètement vain de prétendre, comme le fait DSK, vouloir réguler le marché national. La réalité de l’économie mondiale appelle à remettre en question le rôle de l’OMC, du FMI, de la Banque mondiale, des multinationales, des paradis fiscaux et à construire une économie mondiale basée, avant tout, sur la coopération.

DSK a défendu becs et ongles le projet de Constitution européenne qui interdisait toute harmonisation sociale en Europe, toute Europe démocratique et étouffait l’Europe politique dans l’œuf. Il reconnaît maintenant qu’il faut « négocier les premiers éléments d’une Europe sociale » et « garder l’ambition de fonder une Europe politique ». Nous sommes loin des déclarations péremptoires du débat sur le projet de Constitution. Encore faudrait-il en déduire des conclusions sur l’urgence d’une réorientation radicale de la construction européenne avant que la montée de l’exaspération ne fasse voler en éclat l’idée même d’Europe en même temps que l’Europe libérale.

Enfin, DSK insiste sur ce qui est l’essentiel pour lui : « privilégier le contrat aux dépens de la loi ». Cela revient, dans les relations sociales, à donner un droit de veto au MEDEF pour refuser toute avancée sociale. Dans l’état actuel du rapport de forces dans les entreprises privées, seule la loi peut permettre de défendre les droits des salariés. La droite n’a jamais hésité à user de la loi pour défendre les intérêts patronaux. Pourquoi hésiterions-nous à faire de même pour défendre les droits du salariat ?

La nouvelle bataille des valeurs

« Les valeurs elles mêmes ne sont pas épargnées par le mouvement du réel et de l’Histoire » affirme DSK. Il a raison de prendre cette précaution car il est difficile de percevoir en quoi les nouvelles valeurs qu’il propose sont de gauche, même s’il s’agit bien là du troisième et dernier objectif que se fixe son texte.

Pour ceux qui auraient pu croire que le rôle de la gauche était d’être aussi fidèle au salariat que la droite l’était au capital, DSK précise tout de suite ce que sont les nouvelles valeurs des socialistes : « organiser la tension entre le capital et le travail » ! Nul doute que des centaines de milliers de militants s’empareront avec enthousiasme de ces nouvelles valeurs. Ce sera aussi efficace électoralement que « l’ordre juste », le « gagnant-gagnant » ou « donnant-donnant » : pour l’heur, c’est le capital qui prend trop aux salariés et il convient de renverser cette situation.

Le mouvement du réel et de l’Histoire commande donc, pour DSK, à la fois « la nécessaire régulation du capitalisme » et la « nécessaire promotion des entrepreneurs ». Mais où situer le compromis entre les deux ? Nous n’en saurons rien. DSK affirme que « nous avons appris de nos succès, de nos erreurs et de nos oublis » mais visiblement, il n’a appris que de ses oublis puisqu’il ne tire aucun bilan des 35 dernières années durant lesquelles la régulation du capitalisme a reculé à pas de géant. Le Système monétaire international mis sur pied en 1944 a fait faillite en 1971 et la monnaie n’est plus aujourd’hui qu’une marchandise dont la valeur est fixée par le marché. Les services publics disparaissent sous les coups de boutoir de l’Union européenne et des gouvernements de gauche comme de droite depuis le début des années 1990. Le contrat de travail, fruit de plus d’un siècle et demi de lutte, est vidé petit à petit de son contenu protecteur. Le Fmi a asséché, détruit les économies de nombreux pays, comme l’Argentine dont le cas est dans toutes les mémoires.

DSK s’attaque curieusement à « l’égalitarisme niveleur ». Est-ce le risque de notre temps ? Est-ce la question dans un pays ou les inégalités ne cessent de se creuser ? Il lui reproche de brider « les talents des plus doués » et de « refuser aux plus mal lotis l’opportunité de progresser à leur rythme ». On croît avoir déjà entendu cela dans la bouche de Sarkozy. Les conséquences de cette conception sont connues : des programmes scolaires différenciés selon les milieux sociaux et l’autonomie des universités. En quoi ces valeurs se différencient-elles de celles de la Droite ?

DSK réaffirme sa conception républicaine de la nation et son « attachement viscéral » à la laïcité. C’est positif mais un peu court. DSK, en effet, n’a pas un seul mot pour critiquer la Constitution de la Vème République, les pouvoirs exorbitants qu’elles attribuent à son président, la personnalisation de la politique qui dépolitise les personnes, le rôle subordonné du Parlement, le mode d’élection particulièrement anti-démocratique des sénateurs ou la concentration des grands médias aux mains d’une poignée de capitalistes.

Jean-Jacques Chavigné
Gérard Filoche
Juillet 2007
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S.Maisonneuve

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Ven 20 Juil - 16:37

Je ne fonde pas mon engagement politique sur une quelquonque allegeance a une personne. Mon soutien a DSK vient de ses idées, de sa vision de la gauche, de la france, de l'europe, du monde. Je n'aurai ainsi aucun probleme a condamner une action que je trouverai de sa part illegitime ou dommageable.
Helas mes pauvres camarades PRS cette nomination m'embarrasse non pas parcequ'il prends un poste au FMI avec le soutien du president de la Republique Française et de l'Union Européenne (sur proposition de Jean Claude Juncker n'oubliez pas, mais a la limite peu importe). Ce qui me gene c'est que la gauche et même la scene politique Française en general se voit privée d'un de ses elements les plus brillants.
Sur les attaques concernant cette candidature je trouve que l'egoisme aurait été qu'un socialiste refuse un poste clé pour la repartition des richesses Nord Sud pour seul pretexte que son principal soutien est de droite. Car oui cette institution a des prerogatives consequentes, et oui sa gestion sera difficile. Si l'election de DSK au FMI se concretise ce sera une perte certaine pour moi en tant que social democrate et socialiste, comme je le crois pour l'ensemble de la gauche Française. Cependant c'est, esperons le, des millions de gens qui beneficieront de ses initiatives et de ses actions socialisantes. Si nous avons une vision internationaliste comme chaque citoyen de gauche se doit de l'avoir, alors nous ne pouvons que nous rejouir qu'un camarade devienne directeur general du fonds monetaire international. En revanche, si notre vision reste bloquée a une visée d'apparatchik sur fonds de gue-guerre inter-courants pour le congrés de l'automne 2008, c'est votre type de reaction qu'il convient d'adopter a cette actualité. Vous l'aurez compris, j'opte sans probleme ni hesitation pour la premiere.
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Sam 1 Sep - 1:22

Pour plus d'info : http://www.dsk-imf.net/
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S.Maisonneuve

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Mar 25 Sep - 23:45

ARF je ne suis pas bilingue^^, tu n'as pas d'autres sites la dessus Matthieu?
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Sam 29 Sep - 16:18

Si j'ai mieux, voilà le nouveau site officiel de DSK : http://www.imf.org/external/index.htm
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julien guerin



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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   Dim 7 Oct - 16:34

Le signe qui est donné avec cette nomination: les socialistes francais (je rappelle qu'il y a dejà Lamy a L'OMC) pensent que la mondialisation libérale est positive.


En plus DSK va au FMI avec le soutien de Sarko...Le FMI ne peut pas etre réorienté pas plus que l'OMC...franchement vous avez vu un réel changement à L'omc depuis que Lamy en est à la tete. NON L'omc tout comme le FMI continuent a saigner les pays du Tiers monde en privatisant leur services publics, en ouvran leur frontiére au capital modialisé...

Si on est de gauche on combat la mondialisation libérale on ne l'accompagne pas!
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MessageSujet: Re: DSK au FMI ?   

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