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 L'immigration, Acte 1 de 2007?

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Florent



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Localisation : Aubière
Date d'inscription : 23/03/2006

MessageSujet: L'immigration, Acte 1 de 2007?   Lun 24 Avr - 15:14

Le président de l'UMP, Sarkozy, a lancé samedi à Paris, devant 2.500 nouveaux adhérents de son parti : "si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter".

Il nous refait, comme le Chirac de 86, le coup de l'immigration et de la xénophobie.

Avant 2007, Nicolas Sarkozy veut s'atteler à la création d'une majorité la plus large possible, dans laquelle entrent "naturellement" les électeurs du Front national.
Dans son discours, il dit des électeurs frontistes, "il nous les faut, mais je veux aussi m'adresser à la gauche populaire, à tous ces gens qui vivent dans les quartiers et qui ont le sentiment d'être abandonnés par la République, à tous ces gens qui ont cru au Parti communiste".
"Je souhaite qu'ils se reconnaissent en nous et qu'ils puissent avoir un espoir en nous", a-t-il ajouté. "Derrière ce mouvement du changement" que représente l'UMP à ses yeux, "un certain nombre d'hommes et de femmes de la gauche peuvent se dire qu'avec nous, ça va changer".

En 2002, le thème de la sécurité avait prédominé, en 2007, l'immigration risque d'être un arbitre entre droite et gauche.
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Thibaut Meunier

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Localisation : La Moutade
Date d'inscription : 08/03/2006

MessageSujet: Re: L'immigration, Acte 1 de 2007?   Lun 24 Avr - 15:28

Mais si Sarkozy n'aime pas la France à ce point qu'il la quitte.

Ou comment s'appliquer à soit ce qu'on veut appliquer aux autres.
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william



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MessageSujet: Re: L'immigration, Acte 1 de 2007?   Lun 29 Mai - 17:44

"si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter"

Ques qui te choque dans cette phrase? Elle n'a rien de xénophobe?
Révise ton vocabulaire et soit moins subjectif dans ton interprétation.
Tu n'aime pas la France FLORENT?
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Maxime

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MessageSujet: Re: L'immigration, Acte 1 de 2007?   Lun 29 Mai - 18:19

Il me semble intéressant de connaître l'histoire de cette phrase. Elle possède un passé lointain, notamment en France, où dès les années 1980, le FNJ déclare déjà "La France, aimez la ou quittez la" , puis Philippe De Villiers en 1995 "la France, tu l'aimes ou tu la quittes !".
Ne soyons pas dupes, Sarkozy, en prononçant cette phrase lourde de sens, veut s'inscrire fondamentalement dans une logique de droite EXTREME en copiant leur slogan.
Sarkozy joue enfin franc-jeu, il ne se voile plus ; sa politique, ses déclarations (il veut récupérer les voix de Le Pen), son populisme montrent qu'il se détache de la droite traditionnelle.
Alors je ne sais pas si la phrase est en elle-même xénophoble, mais ce qu'elle implique l'est certainement.
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william



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Date d'inscription : 29/05/2006

MessageSujet: La socialo-démagogie   Mar 30 Mai - 13:19

Il me semble aussi intéressant de connaitre le contexte de la phrase prononcé par Sarkozy maintenant? L'utilise t-il à la maniére d'un slogan?
Cette phrase n'énonce t-elle pas finalement simplement une liberté?

Malgrés le respect que je vous doit , il me semble un peu restricteur et limite dangereux de juger et d'aller méme jusqu'à comparer deux hommes politiques parsqu'ils ont prononcé sensiblement deux phrases aux sens et objectifs bien différents.

"Ne soyons pas dupes, Sarkozy, en prononçant cette phrase lourde de sens, veut s'inscrire fondamentalement dans une logique de droite EXTREME en copiant leur slogan"

Mais le quel est le plus démago et populiste des deux ???????
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: L'immigration, Acte 1 de 2007?   Mar 30 Mai - 13:45

L'argumentaire du contexte dans lequel est utilisé la phrase est en effet intéressant. Cependant je reviendrais d'abord sur l'historique de cette phrase même si tu estimes que c'est une référence démagogique (j'ai quand même tu mal à concevoir comment une utilisation purement rationnelle de faits historiques peut être empreinte de démagogie). Avant même le slogan "La France aimez la ou quittez là" du Front National de la jeunesse dans les années 1980, ce dernier trouve comme origine les Etats Unis. En effet pendant la guerre du Vietnam, et face à la contestation grandissante de cette guerre aux Etats Unis mêmês, la droite nationaliste américaine lança une campagne sur le thème "America love it or leave it" remmettant en cause l'attachement patriotique de ceux qui estimaient que leur pays n'avait pas à entrer en guerre avec d'aures peuples et à sacrifier ses habitants pour une volonté impérialiste. Cette précision faîte je peux revenir à l'essentiel.
Evidemment que j'aime la France, (je sens même encore un attachement à l'Etat nation) mais je n'aime la France que quand elle est la France, qaund elle est juste, je n'aime pas la France quand elle est colonisatrice, impérialiste ou qu'elle agit sans respecter la dignité des hommes et des femmes. Car quand la France agit comme cela elle n'est pas la France.

Alors le contexte. Nicolas Sarkozy la exprimé lors d'une convention de l'UMP devant les nouveaux adhérents de ce parti, dans le contexte de campagne présidentielle. Le contexte posé, dans quel but l'utilise t'il?
Deux possibilités, dans une perspective purement électoraliste, récupérer les voix frontistes aux premiers et deuxième tours de l'élection présidentielle (but d'ailleurs ouvretement avoué). Or dans cette hypothèse c'est bien lui le populiste et le démagogue. Ou deuxième possibilité il l'utilise par pure conviction et alors là la phrase est purement et simplement xénophobe.
A toi de choisir, populiste ou xénophobe. Nous on condamne l'un comme l'autre avec la même force, celle de notre conviction qu'une autre sociéte juste et solidaire est possible.
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wilou63



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MessageSujet: immigration   Mar 30 Mai - 18:38

Il semblerait mais cher amis que malgré vos idées aussi magnifiques soient-elles, restent complètement utopiques....
En effet ,un étranger qui souhaite la nationalité française mais qui ne veut en aucun cas en porter les couleurs et qui, de surcroit, ne respecte pas ses lois me semble peu digne d'obtenir les papiers français.

Quant à l'évocation reprise du FN n'ayont pas peur des mots, elle me semble tout à fait adapter à ce genre de situation et d'individus....

Est ce que si Mr LePen dit que le ciel est bleu, Mr Sarkosy, doit, pour sortir de cette "pensé FN" dire qu'il est rouge?

A vous de choisir mais ne vous y trompez pas ce n'est pas parce que MrLePen est un raciste, et il faut le dire, que tous ses actes et dires ne sont que de la xénophobie....
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: L'immigration, Acte 1 de 2007?   Mer 31 Mai - 12:29

Tout d'abord je te remercie de considérer nos idées comme magnifiques mais sur leur caractère utopique j'ai davantage de mal. En effet serait-ce utopique de considérer que la France doit assurer la dignité des gens quelque soient leurs origines ou leur couleur de peau?
Je te poserai juste une quetion sur l'acquisition de la nationalité française. Tu la conditionnes notamment à la volonté d'en porter les couleurs pour les étrangers? Mais si cette reprise du slogan frontiste est comme tu le prétend dénuée de toute xénophobie, entends tu étendre cette condition aux personnes ayant déjà la nationalité française, à qui on pourrait la retirer au cas où ils refusent de porter les couleurs de la France quoi qu'elle fasse? En effet ce refus de porter les couleurs de la France justifie la non obtention de pays français, il devrait corrolativement permettre la déchéance de nationalité ainsi que la reconduite à la frontière? A moins que cette volonté de reprendre les thématiques frontistes tant dans la forme que dans le fond ne soit véritablement empreinte de xénophobie.

Alors je te concède que tout ce que dit Le Pen n'est pas xénophobe mais quand Sarkozy stigmatise les étrangers c'est bel et bien de la xénophobie.
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: L'immigration, Acte 1 de 2007?   Ven 1 Juin - 13:34

Tribune du ministre Brice Hortefeux publiée dans Le Figaro le vendredi 1er juin 2007 :

Depuis plus de vingt ans, prononcer le mot « immigration » était devenu en France une manifestation d'extrémisme, de xénophobie, voire de racisme. Pourtant, le problème n'était pas l'immigration mais plutôt l'absence d'une politique d'immigration. Il fallait prendre au sérieux un enjeu fondamental pour notre destin collectif. Pourquoi un ministère ad hoc ? La création d'une entité unique par le gouvernement de François Fillon est salutaire tant les différents volets de la politique de l'immigration étaient jusqu'ici éclatés en plusieurs mi­nistères. Pour des raisons de simplification administrative et d'efficacité politique, la constitution d'un ministère spécifique est une heureuse nouvelle. Quelle sera notre politique au sein de ce ministère ? Fermes et humains, nous développerons les intérêts économiques de notre pays tout en préservant nos convictions humanitaires. Nous devrons atteindre quatre objectifs : maîtriser les flux migratoires, favoriser l'intégration, promouvoir l'identité française et encourager le codéveloppement.

1. En matière de flux migratoires, la lutte contre l'immigration illégale restera une priorité absolue. Grâce à la politique pragmatique menée par le gouvernement précédent, sous la conduite du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, les re­conduites effectives à la frontière ont augmenté de 140 % entre 2002 et 2006. Nous resterons très fermes : pour 2007, l'ob­jectif est de 25 000 éloignements. Les étrangers « sans papiers » n'ont pas vocation à rester en France, mais à être raccom­pagnés dans leur pays d'origine, de manière volontaire ou contrainte.

Je sais que les étrangers de­vant être raccompagnés dans leur pays d'origine ont parfois des enfants scolarisés. Ma position est claire : s'il est normal que les enfants présents sur le territoire soient scolarisés, cela ne signifie pas que les parents doivent automatiquement bé­néficier de papiers. Le droit à l'instruction d'un enfant peut aussi être satisfait dans son pays d'origine ; il n'a jamais entraîné le droit de séjour du parent. Prétendre le contraire reviendrait à créer une nouvelle filière d'im­migration.

Dans le même temps, le droit d'asile politique, qui consiste à offrir une protection à des personnes étrangères persécutées, restera pour notre pays une exigence morale. En 2005, la France a accordé à 14 000 personnes le statut de réfugié. Pour améliorer le processus, nous raccourcirons les délais d'instruction qui, déjà passés de deux ans à douze mois, devraient pouvoir ne plus dépasser les six mois. Maîtriser l'immigration n'implique pas seulement la réguler, cela signifie aussi la choisir. Aujourd'hui, en France, seulement 7 % des titres de séjour accordés le sont pour des raisons professionnelles. À nous de mieux sélectionner les mi­grants et d'encourager l'im­migration pour raisons professionnelles.

Pour cela, nous devons prendre en compte nos be­soins économiques et démographiques qui évoluent. Ces derniers sont moins élevés que ceux de nos voisins. La France a un taux de fécondité de près de 2 enfants par femme en âge de procréer, ce qui assure le renouvellement des générations, alors qu'en Espagne, en Italie et en Allemagne, ce taux oscille entre 1,3 et 1,35, provoquant une diminution de la population active.

En revanche, en France, plusieurs secteurs d'activité, tels que le bâtiment, l'hôtellerie, la restauration, le travail saisonnier agricole, les services à la personne mais aussi l'activité scientifique, ont besoin d'une main-d'oeuvre et de talents d'origine étrangère. Sans pratiquer un pillage des cerveaux, nous devons en favoriser la circulation. Nous le savons : l'im­migration zéro n'est ni possible ni souhaitable.

Si le respect de la vie de famille reste l'une de nos va­leurs fondamentales, la part prépondérante de l'immigration familiale dans notre pays n'est pas satisfaisante. Afin de faire venir sa famille, l'étranger doit prouver qu'il peut la faire vivre des revenus de son travail, qu'il dispose d'un logement décent et qu'il respecte les principes ré­publicains. Nous mettrons en oeuvre cette réforme sur le terrain. Et, conformément aux engagements du président de la République, nous réfléchissons à l'idée qu'un candidat au re­groupement familial soit dé­sormais soumis à un test de maîtrise minimale de notre langue et de connaissance de notre culture. L'intégration doit se préparer dès le pays d'origine.

2. Favoriser l'intégration est, en effet, le second enjeu de ce ministère. Depuis 2006, un étranger admis pour la première fois au séjour en France et qui souhaite s'y établir doit obligatoirement signer un « contrat d'accueil et d'intégration » lui permettant de recevoir une formation civique, linguistique et pratique sur la vie en France. Ce contrat constitue la première étape d'un parcours d'intégration qui impose no­tamment de respecter les principes républicains et de maîtriser la langue française pour bénéficier d'une carte de résident de dix ans. Les valeurs républicaines doivent être respectées de tous ceux qui souhaitent s'installer durablement dans notre pays. L'étranger n'est pas le seul à avoir des devoirs, l'État en a aussi envers lui. L'accès au logement, à l'éducation, à la formation et au travail doit être facilité pour permettre à celui qui souhaite s'intégrer de pouvoir le faire. Nous allons, par exemple, revisiter la politique de la ville parce que la ségrégation urbaine constitue l'un des obstacles majeurs à l'intégration.

3. Promouvoir notre identité. L'identité française est à la fois l'héritage de notre histoire et l'avenir de notre communauté nationale. La Constitution de la Ve République, à son article premier, affirme que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. » Cette notion, en devenir permanent, contribue à assurer notre équilibre national. Notre identité est une réponse à la fois à la mondialisation et aux communautarismes.

Lier immigration, intégration et identité n'a rien de honteux. Cacher notre identité à ceux qui souhaitent s'installer en France reviendrait à renier les valeurs qui ont forgé notre histoire et à accepter l'idée que l'immigration ne soit dictée que par des considérations matérielles. La promotion de notre identité ne révèle strictement au­cune hostilité à l'égard des immigrés. Elle n'entame en rien la diversité, elle donne aux étrangers un guide de valeurs républicaines à respecter. L'i­dentité nationale n'est pas un concept, c'est une boussole pour les Français et pour toutes celles et ceux qui aspirent à le devenir.

Cette identité passe avant tout par la langue qui doit être promue notamment grâce au réseau des alliances françaises déjà présent dans 133 pays mais qui sera considérablement dé­veloppé et dynamisé.

4. Le codéveloppement, sans lequel une politique migratoire moderne ne se conçoit pas. L'enjeu du codéveloppement est de donner aux États du Sud et à leurs ressortissants les moyens d'avoir confiance en eux-mêmes et de construire un avenir en dehors de l'émigration.

Nous devons faire en sorte que les transferts de fonds des migrants en France vers leur pays d'origine, dont 80 % sont aujourd'hui consacrés à la consommation courante, soient davantage utilisés à des fins d'investissement productif. Nous allons, par exemple, mettre en oeuvre le « compte épargne codéveloppement » qui est destiné à mobiliser l'épargne des migrants présents en France vers des projets d'investissement économique dans leur pays d'origine.

L'aide au retour volontaire doit être proposée à tous les étrangers en situation irrégulière ayant été invités à quitter le territoire. L'aide aux migrants porteurs d'un projet de réinsertion économique dans leur pays d'origine sera favorisée et les actions de coopération conduites par les bénéficiaires de la carte « compétences et talents » seront encouragées.

Surtout, le dialogue avec les pays d'origine sera renforcé afin de généraliser les accords de gestion concertée des flux mi­gratoires, à l'image de celui que Nicolas Sarkozy avait signé au nom de la France avec le Sénégal, à l'automne dernier.

Pour les Français et pour ceux qui aspirent à rejoindre notre communauté nationale, la création d'un ministère compétent pour l'immigration, l'intégration, l'identité nationale et le codéveloppement est une chance. Ce n'est pas un hasard si 72 % des Français interrogés ont très récemment approuvé sa création : notre pays comprend que la maîtrise et le choix de nos flux migratoires n'empêchent en rien la promotion d'une France généreuse, diverse et ouverte sur le monde.

Ce ministère, par l'au­dace de sa création et le cou­rage de son action, a une am­bition : permettre à notre com­munauté nationale de mieux vivre en­semble.
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MessageSujet: Re: L'immigration, Acte 1 de 2007?   

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