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 Université de La Rochelle 2007

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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Université de La Rochelle 2007   Mer 1 Aoû - 18:52

Cette année encore, les universités d’été du MJS (qui ont lieu en même temps que celles du Parti Socialiste) auront lieu à la rochelle du vendredi 31 août à 14h au dimanche 2 septembre 13h.

Différents seront organisés sur l’analyse des défaites de l’année électorale passée, et sur la refondation nécessaire aux victoires futures.

Cet été, l’hébergement devrait a priori être assuré dans un camping situé aux abords de la ville. Chaque fédération disposera d’un nombre de places limités. Pensez à vous inscrire !

En outre, voici le pré-programme prévu :

Vendredi 31 août 2007

15h - 15h30 :Ouverture

16h - 18h : Plénière n°1 - La gauche est-elle incapable de reconquérir le pouvoir ?

19h - 20h : Rencontre avec le Premier Secrétaire

Samedi 1er août 2007

9h30 - 11h 30 : Plénière n° 2 - Le socialisme municipal : première pierre de la refondation.

14h30 - 16h30 Plénière n° 3 - Refonder la gauche : avec qui ?

17h - 18h30 : Ateliers
Réconcilier économie et protection sociale
La gauche, la Nation, la République
La gauche face au terrorisme
Les socialistes face aux inégalités territoriales
Penser les médias dans la démocratie.
L’autonomie des universités, atout ou danger ?
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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Jeu 2 Aoû - 17:12

Des universités d'été une année de présidentielle + législatives.... ce parti est riche !!!! D'où proviennent ces (ses) fonds?
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Nicolas

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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Jeu 2 Aoû - 20:19

Sans être un spécialiste des compte de campagne, je répondrai à PartiSectaire? en disant que les subventions d'un parti politique une année d'élection proviennent de :
_subvention annuelle donnée par l'Etat
_cotisation des militants
_prime pour les parti atteignant les 5% à l'élection présidentielle ainsi que le remboursement des campagnes pour les candidats ayant plus de 5% des suffrages pour l'élection législative (ce dernier pourcentage resterait à confirmer)
_prime supplémentaire par bulletin de vote obtenu

En conclusion je dirait que le parti socialiste n'est pas un parti riche mais tout simplement un parti avec beaucoup de militant et qui a obtenu des scores suffisant pour avoir un peu plus de subvention. Mais je ne crois pas que ce soit le bon topic pour poster ce message...
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Matthieu Perona

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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Jeu 2 Aoû - 21:38

PartiSectaire : et oui on arrive à organiser ça sans publicité, sans propagande sur TF1 et sans que les patrons de presse résidant en Hauts-de-Seine ne nous filent un coup de main. On est vraiment forts, hein ?
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PartiSectaire?



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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 3 Aoû - 12:37

Pas mal j avoue...!!!

Comme quoi les frégates de Taiwan ça a rapporté gros Wink
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 5 Oct - 12:14

Je vous mets les comptes rendus des différents ateliers de la Rochelle:

Atelier n°1 : Réconcilier économie et protection sociale

Atelier n°2 : La gauche, la Nation, la République

Atelier n°3 : La gauche face au terrorisme

Atelier n°4 : Les socialistes face aux inégalités territoriales

Atelier n°5 : Penser les médias dans la démocratie

Atelier n°6 : L’autonomie des universités, atout ou danger ?

Atelier n°7 : Rencontre avec les Jeunes Socialistes ougandais
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 5 Oct - 12:15

Réconcilier économie et protection sociale

Intervenants invités :

Alain Vidalies, Secrétaire national du PS aux entreprises, député des Landes
Liem Hoang Ngoc, Délégué national du PS à l’économie, maître de conférence à l’Université Paris I

La société évolue : la population est vieillissante, le progrès notamment technologique croît, la demande de bien-être est forte... Pourtant la protection sociale comme l’économie sont deux questions fondamentales pour les militants socialistes car elles nous font revenir sur la question du modèle de société que nous souhaitons et au delà, au type de modèle économique.

Nous devons aujourd’hui démontrer que la question de la réconciliation entre l’économie et la protection sociale est un fort point de clivage entre la gauche et la droite. Mais nous devons aussi être en mesure de proposer aux citoyens une vision claire autour de propositions fortes marquées par notre idéal de solidarité.

Économie et protection sociale, point de clivage entre la gauche et la droite

Le clivage dans ce domaine porte non seulement sur les propositions et donc la vision de la société sous-jacente, mais également sur les constats. Ainsi nous ne croyons pas en la diminution du chômage. Nous sommes réalistes sur la stratégie utilisée par la droite pour baisser les chiffres en utilisant notamment les radiations « à la louche » ! Mais nous partons d’un autre constat en nous appuyant sur d’autres chiffres et surtout sur une réalité : le nombre de RMIstes augmente, les inégalités de patrimoine sont considérables (10% des plus pauvres touchent moins de 900€ alors que 10% des plus riches ont un patrimoine supérieur à 350 000 euros, soit une échelle de 1 à 424 !), 17% des salariés sont au SMIC, 16% des salariés sont à temps partiel... Pour les socialistes, la protection sociale doit donc s’entendre au sens large et comprendre le volet sur l’emploi précaire. C’est notre vision de la solidarité et de la redistribution qui est en jeu ici.

En effet, nous devons lutter contre cette chape de plomb idéologique qui voudrait qu’il n’y ait qu’une seule réponse politique possible : celle de diminuer les « charges » liées au travail pour résister à la concurrence internationale et par conséquent celle du démantèlement de la protection sociale (aussi bien au niveau des retraites que de l’assurance maladie). Ainsi, le gouvernement prépare aujourd’hui le démantèlement des régimes spéciaux, la mise en place de la TVA sociale, et a déjà réalisé la baisse des impôts pour les plus aisés, le déremboursement de certains médicaments, la mise en place de franchises médicales...

Les socialistes ne doivent donc pas se laisser berner par ces mesures successives. Nous devons démontrer que nous avons une autre vision de la société, que nous croyons en la solidarité, que nous souhaitons aider les plus pauvres... Tout cela passera aussi par une explication sur ce qu’est la protection sociale, sur ses origines « bismarckiennes », et surtout par des propositions fortes basées sur la redistribution.

Pour des propositions fortes basées sur la redistribution

Nous devons rappeler que la protection sociale est née d’une idée de redistribution et repose sur des cotisations salariales et patronales. Ainsi nous parlons de cotisations et non de charges !

Concernant les cotisations patronales, on remarque qu’elles « pèsent » parfois sur l’emploi dans les PME et les TPE. Pourtant, on peut considérer qu’une entreprise qui utilise davantage d’emplois précaires ouvrira plus de droits à indemnisation du chômage. L’idée pourrait être donc de diminuer ces cotisations si une entreprise embauche moins de travailleurs précaires. Cela prendrait donc mieux en compte la situation des entreprises.

Une autre idée serait de revoir complètement cette cotisation patronale avec la mise en place d’une CSG (Contribution Sociale Généralisée) avec une contribution sur la valeur ajoutée. Cette CSG aurait pour avantage d’être plus incitative à la création d’emplois.

Pour ce qui est des cotisations salariales, la droite préconise de les supprimer par une augmentation de la TVA. Nous proposons une fusion entre l’actuelle CSG et l’impôt sur le revenu et une nouvelle progressivité de l’impôt. De plus, il y a deux possibilités en terme d’impôts sur le revenu (car c’est aussi à ce niveau que l’on pourra retrouver des marges de manoeuvre) : soit maintenir le quotient familial, soit le supprimer avec la création d’un crédit d’impôt.

De plus, nous devons repenser la prime pour l’emploi (PPE). Elle symbolise la vision libérale du chômage selon laquelle une grande partie des chômeurs ne sont pas incités à reprendre un emploi et seraient donc des fainéants. Le mécanisme de redistribution le plus juste reste l’abattement car il redistribue du pouvoir d’achat à tous les individus.

Notre vision est donc basée sur la solidarité entre générations et entre salariés. Nous n’avons pas comme idée de taxer toujours plus les entreprises, contrairement à ce que la droite dit, mais uniquement de mieux prendre en compte toutes les situations possibles, de même que pour les travailleurs. Notre logique redistributrice doit nous permettre d’affirmer sans en avoir honte que nous sommes pour une refonte de l’impôt sur le revenu et d’une augmentation de certains impôts.
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 5 Oct - 12:15

La gauche, la Nation, la République

Intervenants invités :

Caroline Fourest, Journaliste à Charlie Hebdo, rédactrice en chef des « Pro-choix », conférencière à l’IEP de Paris
Stéphane Pocrain, Ancien porte-parole des Verts
Patrick Weil, Historien

Dans une approche historique, l’association de ces trois thèmes coule de source pour la gauche et l’aurait identifié durant des années face à la droite. La Nation se définit ainsi comme la capacité de cohésion du peuple, notamment face aux régionalismes. La République, comme le combat de la gauche contre la monarchie afin d’établir des institutions dans le but du bien commun. Ces thèmes constituaient une grande partie de la réflexion politique de la gauche et exclusivement de la gauche.

Depuis cinquante ans, un changement s’est opéré. Les temps de guerre ont vu émerger l’association de la Nation et du Nationalisme et la Gauche critique la Nation. La critique s’étend également à la République puisque que la République, c’est aussi la colonisation et l’esclavage. Autre élément : avec l’émergence de l’Europe et la diversification de la société française, la droite récupère la Nation et la défense de la République face à une gauche mal à l’aise.

Aujourd’hui, réconcilier la République avec la Nation peut être un objectif de la gauche.

Pour ce faire, il sera nécessaire d’aborder différentes questions comme celles des lois mémorielles : peut on légitimement légiférer sur la mémoire ? Est-ce un moyen satisfaisant de reconnaissance ?

Nous devrons également concevoir une politique efficace dans la lutte contre les discriminations, afin de témoigner de notre capacité d’intégration et de partage des valeurs communes de la Nation. Face à une droite, qui propose des actions concrètes - même si inefficaces, comme la discrimination positive - la gauche semble prise de court. Nous devrons démontrer que lutter contre les discriminations ne doit pas se faire en créant des dispositifs d’exceptions. Afin de nous réconcilier avec la Nation sans sombrer dans le fétichisme des symboles, il nous faudra redonner du sens à la citoyenneté et célébrer l’unité. L’acquisition de la nationalité devra être associée à une prise de responsabilité, afin de ne pas la réduire à un simple papier.

Il nous faudra également nous investir dans le thème de la laïcité, de la place des identités communautaires. L’universalisme peut-il être normatif ? Les espaces sociaux vont-ils être investis par les espaces privés ? Alors que la gauche se perçoit comme moteur de l’émancipation de l’individu dans l’espace public, nous devrons porter la régulation collective au profit de l’intérêt général.

Un autre thème devra intégrer nos réflexions : celui du combat contre le terrorisme. Alors que le gouvernement est enfermé dans une posture entre le victimaire et le sécuritaire, nous devrons être pour l’égalité et la citoyenneté, et ne plus laisser les termes sécuritaires envahir la pensée collective...
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 5 Oct - 12:16

La gauche face au terrorisme

Intervenants invités :

Louis Gautier, Délégué national du PS aux questions stratégiques, ancien conseiller du Premier ministre L. Jospin à la Défense
Mohammed Sifaoui, Journaliste, écrivain et réalisateur
Fiammetta Venner, Politologue, co-fondatrice de « Pro-choix »

L’organisation par le MJS d’un tel atelier mettant en relation la gauche et le terrorisme est saluée par les différents intervenants. Ils soulignent qu’il s’agit généralement d’un sujet évité par les socialistes ou du moins avec lequel ils ne sont guère à l’aise. Si la démarche est notable, la formulation de l’atelier « La gauche face au terrorisme » témoigne d’une approche inconsciemment incomplète. Selon eux, le questionnement pertinent aurait dû être : « Les socialistes contre le terrorisme islamiste ». Pour Louis Gautier, cette reformulation permet tout d’abord de distinguer des attitudes parfois différentes au sein de la gauche (notamment avec l’extrême-gauche refusant les responsabilités). Le choix du terme « face » au lieu de « contre » traduit notre volonté de laisser une place à la réflexion et l’action politique, à la différence de la droite mettant en avant une vision instrumentale en terme de moyens et de répression. Enfin, il préfère parler de « terrorisme islamiste » pour cibler la spécificité dans le temps et dans l’espace d’un terrorisme, plutôt que du « Terrorisme » au sens large, plus difficile, à définir en raison de sa réversibilité historique, et à appréhender en raison de sa diversité. Mohamed Sifaoui définit le terrorisme islamiste comme la manifestation d’une idéologie (et non d’une religion) utilisant la violence comme mode d’expression à des fins politiques.

L’ambiguïté des socialistes face au terrorisme islamiste

L’ambiguïté des socialistes dans leur appréhension du terrorisme islamiste s’explique selon Louis Gautier par une certaine indulgence idéologique (expression de solidarité ou d’héroïsation déplacée) voire de connivence politique. Cependant, le prétendu « angélisme » de la gauche reste à nuancer puisque ce sont les socialistes qui ont eu à faire face à plusieurs vagues successives d’attentats sur le sol français et qui ont mis en place le parquet anti-terroriste. La gauche a fait la preuve de son efficacité dans la gestion de conflits de ce type. Mohamed Sifaoui ne fait pas tant ce procès d’indulgence que celui de condescendance et de méconnaissance. La justification du terrorisme par la misère et/ou les croyances religieuses constituent pour lui une sorte de « racisme ignoré ». Les socialistes ont ainsi la capacité de s’indigner de l’attitude de Christine Boutin à l’Assemblée nationale lors du débat sur le PACS mais pas des revendications intégristes de certains islamistes en France. Le fait de penser le terrorisme islamiste comme un phénomène récent témoigne d’une méconnaissance puisque ces origines remontent aux années 1920 comme instrumentalisation de l’Islam à des fins politiques. Ce sont bien les Musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme islamiste. En craignant d’heurter les sensibilités, les socialistes font une erreur et entretiennent la confusion entre l’Islam dit à tort modéré et une revendication politique islamiste. Fiametta Venner note en effet l’indulgence voire l’angélisme de trop nombreuses municipalités socialistes et de l’Etat face aux agissements de certaines associations ou autres organisations islamistes qui financent en toute légalité des branches terroristes à l’étranger (exemple : le CPSP, pourvoyeur de fonds du Hamas).

La gestion du terrorisme islamiste par le politique

La réflexion et la gestion en terme politique du terrorisme est nécessairement exigeante. La reconnaissance du conflit est un préalable à toute prise en compte. Louis Gautier évoque comme conditions de la gestion la nécessité d’assumer sa part de répression, la reconnaissance de l’autre, l’établissement d’un ordre du jour de discussion, avec pour objectif la réduction et non la suppression totale de la violence. En terme de modalité d’action, il est essentiel d’affirmer un cadre de droit précis. La création d’un parquet anti-terroriste en France constitue à ce sujet une très bonne démarche, à la différence du traitement américain du terrorisme (recours à l’armée comme en Irak, prison « illégale » comme Guantanamo, législation d’exception,...). Les moyens accordés dans la lutte contre le terrorisme à la police ne doivent pas aller contre les libertés publiques, d’où l’importance du contrôle du juge. Adaptée selon les réalités nationales, cette lutte doit être également appréhendée au niveau européen et international, dans un cadre légal et conventionné dépassant les visions stratégiques et les intérêts du G8 au sein de l’ONU. La question de la remise en cause des libertés publiques est soulevée par Fiametta Venner qui s’inquiète de l’évolution des mentalités à ce sujet (70% de la population française préférant la sécurité aux libertés individuelles). Il n’est pas non plus question de comptabilité des victimes et de hiérarchisation de la terreur, une attaque terroriste reste une attaque sur une population civile sans défense, pour cette raison avant tout, elle est injuste.

La source du terrorisme islamiste

La lutte contre le terrorisme islamiste impose sa prise en compte très en amont à partir d’une réflexion profonde sur les spécificités et l’origine du phénomène. Mohamed Sifaoui refuse l’argument de pauvreté et de misère comme élément de justification. Le terrorisme islamiste est spécifique, il n’est pas comparable aux actions terroristes de l’ETA ou de l’IRA par exemple. Il met en avant le fait que les réseaux terroristes sont constitués de nombreuses personnes généralement riches et bien diplômées (exemple Ben Laden et Al Quaeda). Le terrorisme islamiste est pour lui un prétexte à la barbarie et une intolérance absolue face aux divergences politiques. L’instrumentalisation à des fins politiques d’individus (kamikazes) ne saurait remettre en cause la nécessité d’affirmer des valeurs universelles. Le terrorisme doit être jugé sur l’acte uniquement : sa légitimité, ses moyens et ses effets.

Le débat se termine sur le sentiment d’un besoin impératif de clarification et sur la nécessité qu’a la famille socialiste de se pencher sérieusement sur ces questions.
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 5 Oct - 12:17

Les socialistes face aux inégalités territoriales

Intervenants invités :

Olivier Daronnat, Spécialiste de l’aménagement du territoire
Marie-Pierre Cattet, Présidente du MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne)

L’égalité entre les territoires est un principe républicain, qui passe par l’accès à l’éducation et aux transports. Pourtant, cette égalité ne cesse de reculer depuis les années 1970, du fait des politiques libérales menées et du manque d’ambition des politiques publiques, ce qui a produit une France à deux vitesses. D’un côté une France intégrée, productrice, de l’autre une France délaissée, parfois rurale, parfois en reconversion industrielle. Cette relégation peut aussi se faire à l’échelle locale, du fait de l’échec des politiques publiques ciblées, comme les ZUS (zones urbaines sensibles). Une fracture sociale et territoriale devient ainsi de plus en plus visible dans l’espace urbain.

Marie-Pierre Cattet, présidente du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC), militante dans le Doubs, remarque que le monde rural a été absent dans débats lors des élections présidentielles de 2007. Le monde rural représente pourtant 70% du territoire et 23% de la population française, et plus de personnes encore sont concernées par la périurbanisation. Le solde migratoire apparaît comme positif mais le solde naturel est négatif (personnes âgées nombreuses). Le milieu rural jouit d’une image flatteuse (calme, qualité de vie), mais il est en fait peu connu. Il y a cependant différents milieux ruraux, différentes populations : comme par exemple les néo-ruraux, Parisiens qui fuient la ville ou les agriculteurs... Le milieu rural souffre de nombreux problèmes : déficit d’emplois (et donc déplacements quotidiens en voiture qui provoquent congestion et pollution dans les villes), manque de logement (mauvaise qualité, peu d’accès à la propriété, quasi-absence de logements sociaux), problème de mobilité (pas de services publics), peu de jeunes... Politiquement, M.P Cattet s’interroge sur un vote d’extrême droite important, plutôt récent, dans le milieu rural alors que l’insécurité y est quasi-nulle. En revanche, les dynamiques associatives sont importantes, ce qui fait du monde rural un lieu d’innovation malgré tout.

Olivier Daronnat, ancien responsable de l’Unef, fonctionnaire territorial, prépare une thèse sur les inégalités d’accès au logement social. Plus qu’inégalité, il préfère le terme de ségrégation socio-spatiale. La réduction de ce phénomène fait l’objet de politiques publiques depuis les années 1970, après la période de construction de grands ensembles. La mixité sociale est un objectif majeur du vivre-ensemble mais quels moyens sont mobilisés pour la mettre en place ? Elle relève du maire pour l’application, de l’Etat pour les grandes orientations (ex : loi solidarité et rénovation urbaine, dite SRU). Le maire rédige les documents d’urbanisme, choisit les candidats au logement social ; il dispose de grands pouvoirs, mais son but premier est d’assurer la paix sociale, notamment à des fins électorales... Olivier Daronnat pointe une grande différence : les riches habitent où ils veulent, les pauvres où ils peuvent. Autres problèmes : le clientélisme et l’exclusion des étrangers pour l’attribution des logements sociaux. L’urbanisme relève donc des libertés locales, mais aussi de montages financiers complexes... qui pénalisent les villes qui voudraient construire du logement social ! Le droit au logement pose ainsi la question des possibilités de politiques publiques pour y faire face : réquisition, fiscalisation des logements vides...)

Les interventions de la salle ont élargi ces perspectives. Aussi, l’on s’est interrogé sur la possibilité d’un transfert de compétences du maire vers le préfet (l’Etat) pour éviter le clientélisme et les inégalités entre communes riches et communes pauvres. Plus généralement, l’application d’un réel droit au logement a été questionnée, notamment par le biais de la propriété. Pour les inégalités territoriales touchant les zones rurales, les interventions de la salle ont insisté sur les transports, l’enclavement, les structures d’accueil pour les jeunes (cela vaut aussi pour les quartiers populaires urbains), mais aussi la question du vote d’extrême droite, dans un contexte de perte d’identité en zones rurales, notamment du fait de l’arrivée de jeunes urbains, attirés par des prix du foncier plus faibles. Enfin, pour tout le territoire, les intervenants sont revenus sur les politiques publiques, des collectivités locales ou de l’Etat, dont le bilan doit être analysé. Dans sa réponse, M. P Cattet a précisé qu’en zone rurale, plus qu’un vote d’extrême droite, c’est un vote conservateur qui domine. Sur le plan des politiques publiques, elle regrette la vision consumériste existante (des bowlings ou des fast-foods au lieu d’espaces culturels), et le peu d’écoute accordé au mouvement associatif. O. Daronnat, pour sa part, précise que le transfert de compétences sera difficile à appliquer, nombre de députés étant également maires. Pour lui, il faut amplifier les garde-fous, par le biais de la loi. Il insiste aussi sur la situation sociale existante : 70 % de la population répond aux critères du logement social, alors que ce dernier est de plus en plus rare. Quant à l’accès au parc privé, il est de fait impossible pour beaucoup de jeunes ou pour les familles monoparentales. Enfin, revenant sur la « révolte » des banlieues de 2005, il la met en perspective par rapport à l’enclavement né de l’absence de transports publics notamment. Les investissements publics en la matière privilégient la liaison entre les grandes métropoles, en laissant de côté les banlieues isolées ou les zones rurales. Nous devons donc dépasser la question du marché, pour revenir au service public. Afin que la fraternité soit au rendez-vous, comme l’a rappelé M. P Cattet.
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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 5 Oct - 12:18

Penser les médias dans la démocratie

Intervenants invités :

Joseph Daniel, Ancien membre du CSA
Julien Martin, Journaliste à « Rue 89 »
Daniel Schneidermann, Journaliste, « Arrêt sur images »

L’atelier s’est ouvert par une métaphore de Daniel Schneidermann : rappelant les critiques que nous faisions par le passé face aux dérives des média italiens, américains et russes, subissant pressions politiques, économiques ou des dépendances trop fortes à l’égard du président en place, il a fait le parallèle avec la grenouille placée dans une casserole. Si l’eau y chauffe brutalement, elle en sortira. Si la température s’y élève progressivement, elle ne percevra pas le changement et en mourra. Pour Daniel Schneidermann, nous y sommes : le système médiatique français dérive aujourd’hui vers tous les dangers que nous dénoncions hier à l’étranger : un JT entièrement consacré à l’emploi du temps du président, des pressions et des connivences, des divertissements tirant vers le bas. « Comment des systèmes démocratiques arrivent (par leurs médias) à se laisser enfermer dans des systèmes bloqués ? »

La suppression d’ « arrêt sur images » lui apparaît d’autant plus préjudiciable que la critique de l’image était au cœur de l’émission, la seule positionnée sur ce créneau et qu’aucune chaîne ne veut assumer. La nécessité d’une pression citoyenne lui apparaît dès lors indispensable ; cette pression s’incarne aussi par la régénération des pratiques en matière d’information qu’amènent Internet et les Blogs. C’est d’ailleurs sur Internet que Daniel Schneidermann envisage le futur d’ « Arrêt sur Images », par un modèle en partie payant.

Joseph Daniel, ancien membre du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), a ensuite souligné qu’il ne faut pas rester sur l’idée qu’il y a obligatoirement un pouvoir qui nous conduit vers un « totalitarisme audiovisuel ». Le totalitarisme effectif est celui de la concurrence exacerbée et de la course à l’audimat qui conduisent les journalistes à franchir les limites. On est dans une logique de médiatisation et de l’évènementiel (utilisation des tragédies...). Une problématique se pose par rapport au rôle du CSA qui a trop souvent peu de marges de manœuvre juridiques pour intervenir.

Il faut également mettre en avant le problème de réglementation (problèmes juridiques qui se posent au CSA...) et poser le problème des contenus et des fréquences audiovisuelles. La question est de savoir comment doit être menée la régulation (marges de manœuvres, définition des règles) et par qui (CSA, ARCEP : Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes, etc.).

Julien Martin, quant à lui, fait le constat que « les médias tournent en rond ». Il dénonce le phénomène de « non-révélation ». Ainsi, il explique que ce n’est pas tant que Cecilia Sarkozy n’ait pas voté qui relève de l’information mais que le JDD passe cela sous silence. C’est pourquoi les initiatives comme « Rue 89 » prennent tout leur sens. Selon lui, il faut associer journalistes et internautes et faire participer experts et anonymes. C’est la démarche de « Rue 89 ». Il y a effectivement certains risques de dérives, c’est pourquoi elle nécessite un vrai travail de journaliste pour assurer la véracité des informations fournies. Par ailleurs, si on peut noter une évolution sensible, il faut tout de même souligner aujourd’hui encore un manque de reconnaissance professionnelle et de prise en compte des spécificités des média en ligne.

L’échange avec la salle nous a conduit à aborder un certain nombre d’autres thématiques : les problèmes que posent les cahier des charges, la gratuité des médias en ligne et la question du prix de la presse. L’absence d’intervention du CSA face au non-respect du cahier des charges des chaînes publiques ou le faible caractère contraignant des conventions avec les chaînes privées bénéficiant d’un canal hertzien a été soulignée.

En réponse aux interventions de la salle, un débat s’est engagé entre les intervenants sur la nécessité d’un service public de l’information pour lutter contre les dérives liées au privé. La question de la gratuité des modèles d’information sur Internet a été l’objet d’une discussion entre Daniel Schneidermann et Julien Martin, dons les sites sont basés sur des systèmes économiques différents.

La richesse des interventions et la vivacité des échanges montrent à quel point cette question est importante : l’information et les médias constituent aujourd’hui un véritable pouvoir dans notre société, au carrefour des forces politiques et des puissances d’argent. Comme pour tout pouvoir, les socialistes doivent veiller à ce que les contre-pouvoirs et les règles agissent pour éviter les dérives inhérentes à ce type de système.
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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 5 Oct - 12:19

L’autonomie des universités : atout ou danger ?

Intervenants invités :

Bruno Julliard, Président de l’UNEF
Claude Roiron, Secrétaire nationale du PS à l’éducation

L’autonomie des universités aura été l’un des débats portés durant la campagne présidentielle, avançant bien souvent des slogans plus que des propositions. Après son élection, ce fut le premier chantier mis en œuvre par la droite qui, forcée par le rythme qu’impose son grand capitaine, se lança dans la justification d’une réforme plus idéologique que pratique.

Déformation de la notion d’autonomie

La revendication de l’autonomie s’était déjà exprimée en mai 1968. Originellement, elle intervenait, dans un contexte d’émancipation, face au pouvoir autoritaire et paternaliste des gaullistes. En effet, la revendication initiale de l’autonomie s’affirmait contre le contrôle des autorités centrales dans la pédagogie et dans la recherche. Reprenant le terme « d’autonomie », la droite lui octroie un nouveau sens : celui d’une autonomie au sens gestionnaire et managérial, c’est-à-dire la capacité d’ouvrir des marges de gestion en ressources humaines et financière. Il s’agit donc, pour le gouvernement, d’avancer ses visions où l’individualisme (annexe à l’autonomie dans le vocabulaire de la droite) est promu et où l’Etat se désengage. Pourtant, seul l’Etat peut se donner les moyens d’assurer trois exigences de bases nécessaires à l’université : la gratuité, la non-sélection et le caractère national des diplômes.

Une fausse réponse pour vrai problème

Cette réforme supplémentaire arrive alors dans un contexte où de nombreux problèmes se présentent à l’enseignement supérieur en France. La multiplication de ces mêmes réformes donne un sentiment d’impuissance et de fatalité quant à l’état des universités sur lequel les conservateurs comptent afin de pouvoir en justifier la casse progressive. Se poseront encore, comme se pose toujours aujourd’hui la question, de l’échec en premier degré, celle de la situation des doctorants, du budget accordé (2% du PIB en France contre 9% aux Etats-Unis par exemple), et la répartition de ce même budget (2/3 attribué aux Grandes Ecoles). Alors que la loi sur l’autonomie ne porte que sur des questions de gouvernance, les questions politiques des missions de l’Université ou de l’insertion dans les politiques européennes sont écartées. La gauche doit plus que jamais promouvoir sa vision : l’université n’est pas qu’un lieu de transmission du savoir, elle est aussi un lieu de création du savoir, toutes les filières et toutes les disciplines y contribuent sans distinction.

Un système déjà à deux vitesses

Avec les CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles) et les grandes écoles, l’enseignement supérieur est déjà à deux vitesses, flagrantes au regard de la distribution des moyens. Cette inégalité de moyens se répercute pleinement sur la qualité même de l’enseignement, et sur la réussite des étudiants. L’intégration des CPGE et des grandes écoles à l’université est une question centrale dans une véritable réforme visant un service public de l’enseignement supérieur. C’est aussi par un autre accompagnement de l’orientation, appréhendé en parcours progressif plus qu’en choix définitif, et une « secondarisation » du premier cycle que passe toute volonté de vouloir rendre accessible à tous ce service public.

Alors que l’université s’essouffle dans des problématiques qui ne sont pas les siennes, telle que l’alimentation de bassin d’emploi ultra-locaux, ses missions premières s’estompent et avec elle la justification de son rôle dans notre société. La réaffirmer en service public de l’enseignement supérieur, accessible à tous, en s’en donnant les moyens, en réadaptant les pédagogies, en refondant son architecture d’enseignement, voilà par quelles pistes la gauche pourra proposer une vision progressiste et adaptée aux exigences actuelles pour l’université.
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Université de La Rochelle 2007   Ven 5 Oct - 12:21

Rencontre avec les Jeunes Socialistes ougandais


Intervenants invités :

Lyandro Komakech, Président de UYD (Uganda Young Démocrats),
Grace Nambuusi, UYD Women’s League,
Thomas Melonio, Délégué National du PS à l’Afrique

Lors de l’édition 2007 de l’Université d’Eté de La Rochelle nous avons voulu parler de l’Afrique, mais dans une région que nous évoquons rarement : la région des grands lacs à l’Est du continent. Pour ce faire, nous avons eu le plaisir d’accueillir nos camarades du Uganda Young Democrats avec la présence de Lyandro Komakech, président de l’UYD et Grace Nambuusi, Présidente de la Ligue des femmes de l’UYD. Nous avons également eu le plaisir d’accueillir Thomas Melonio, Délégué National du PS à l’Afrique.

Le débat s’est déroulé en deux parties avec au début une intervention des invités puis un débat avec la salle. Lyandro Komakech nous a parlé de la situation de l’Ouganda après la période de dictature et de parti unique qui s’est terminée en juillet 2005 avec un référendum sur le multipartisme. Il nous a également informé sur la situation de guerre civile qui dure depuis 20 ans dans le nord du pays et qui est en train de se terminer avec la signature de premiers protocoles de paix relatifs au million et demi de réfugiés intérieurs.

Après cette intervention qui nous a permis de mieux appréhender l’environnement politique de l’Ouganda ainsi que les situations de guerre au sud-Soudan et en République Démocratique du Congo vues depuis l’Ouganda, Grace Nambuusi nous a parlé des règles de vies imposées aux femmes dans la société ougandaise traditionnelle : comme le fait d’interdire aux femmes de se réunir pour des réunions politiques ou encore de parler avec des hommes, voire même de se tenir dans la même pièce qu’eux. Elle nous a également parlé de la situation des femmes dans les camps de réfugiés du nord du pays où en raison de la guerre civile. Les femmes se retrouvent en situation de gérer en grande partie la vie des camps ainsi que leur organisation économique.

Le dernier intervenant, Thomas Melonio, nous a, quant à lui, parlé de l’implication de la France et de l’Union Européenne dans cette partie de l’Afrique. Il nous a parlé de l’action de la France au Rwanda pendant la guerre civile génocidaire mais également de l’implication de l’armée française dans les missions de l’ONU actuellement dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Suite à ces introductions et informations, un débat s’est installé avec la salle sur la situation de l’UYD par rapport au PS et au MJS car le parti « mère » de l’UYD est membre de l’alliance internationale des conservateurs. Le Parti Socialiste n’entretient donc pas de rapports bilatéraux avec le Parti Démocrate Ougandais. La « branche jeune », quant à elle, est membre observateur de la IUSY (Union Internationale des Jeunesses Socialistes). Le MJS va donc développer dans les mois qui viennent un partenariat avec cette structure qui prendra la forme d’échange d’articles dans nos publications respectives ainsi qu’un encouragement pour les fédérations du MJS France à se jumeler avec les fédérations ougandaises.

Nous avons également échangé sur le rapport que les socialistes doivent avoir avec la période du génocide Rwandais, notamment après les dernières révélations qui prouvent que la présidence française était au courant des exactions. Un débat s’est ouvert entre les partisans de la reconnaissance de cette mise en cause (comme a pu le faire la Belgique) tout en se gardant de tomber dans certaines manœuvres politiques internes au Rwanda, et les partisans d’aller de l’avant en développant de nouveaux partenariats dans cette région où s’affrontent d’un côté les zones francophones et anglophones et de l’autre côté les forces économiques de la Chine, de l’Afrique du Sud et des anciennes puissances coloniales.

Avec Thomas Melonio, nous sommes revenus sur les conflits actuels dans l’est du Congo-Kinshasa avec les implications Rwandaises, Burundaises et Ougandaises ainsi que des forces ode l’ONU. Ces dernières sont souvent sous-équipées en raison de l’utilisation de l’envoi de forces par certains pays comme ressources économiques (car l’ONU paie les pays qui envoient des « casques bleus »). C’est également la nature même des conflits qui rend leur résolution extrêmement compliquée et longue, en raison de l’implication de la quasi-totalité des pays de la région et des intérêts économiques et civilisationnels très forts.
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