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 Evo MORALES

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julien guerin



Nombre de messages : 109
Age : 36
Date d'inscription : 21/06/2007

MessageSujet: Evo MORALES   Sam 22 Sep - 0:35

Juan Evo Morales Ayma est un leader syndical et homme politique de Bolivie né le 26 octobre 1959 dans l'altiplano bolivien. Il est né dans une famille Aymara à Orinoca, une ville de mineurs du département d'Oruro en Bolivie. Il est le fondateur du Mouvement vers le socialisme et a remporté les élections du 18 décembre 2005. Il entre en fonction le 22 janvier 2006 et a déclaré être le premier président de la République bolivienne.



Période pré-présidentielle
Issu d’une modeste famille de paysans indiens, il doit rapidement (au lycée) mettre un terme à sa scolarité pour gagner sa vie. Il exerce alors des emplois aussi divers que maçon, boulanger ou bien encore trompettiste, avant d’effectuer son service militaire obligatoire. Il prend finalement le chemin du Chapare, la zone de colonisation des migrants andins dans les basses-terres du département de Cochabamba. Face aux injustices dont lui semblent être victimes les habitants locaux, dont les revenus principaux sont générés par la la production de coca, il décide de s'engager dans le combat politique et la lutte syndicale. En 1988, le gouvernement décide de détruire les récoltes et de les remplacer par d'autres cultures, et ce sans indemnisation. La politique d'éradication de la coca provoquera sa rancoeur vis-à-vis des États-Unis qui, selon lui, nuiraient aux petits exploitants sous couvert de lutte contre les narcotraficants.

Il ne parle ni l'aymara de sa région d'origine, ni le quechua de sa région d'adoption. Ainsi à chaque fois que Felipe Quispe (un rival politique et leader indigéniste) l'a mis au défi de débattre avec lui en public et en aymara, il a refusé. Le cas d'Evo Morales n'est pas un cas particulier, nombre d'indigènes ne parlent pas, ou mal, leur langue traditionnelle à cause en partie de leur urbanisation et de leur déconnexion avec leur communauté. En 2006 lors du dernier recensement, un peu plus de 50% des boliviens s'identifient comme indigènes aymara ou quechua et seul 40% d'entres eux maîtrisent leur langue traditionnelle

Il devient donc rapidement le dirigeant du mouvement des cocaleros, puissant syndicat des cultivateurs de coca, puis chef de son propre parti politique, el Movimiento Al Socialismo (MAS), qui se place le plus à gauche sur l'échiquier politique bolivien. Contrairement à nombre de dirigeants syndicaux dont la rhétorique est la principale arme, Evo Morales est d'un tempérament plus discret et s'est parfois révélé être un piètre orateur.

Député depuis 1997, il s'est présenté aux élections présidentielles de 2002 et a obtenu plus de 20% des voix, ne comptabilisant que 2 points de retard sur le candidat élu (le libéral Sánchez de Lozada).

Dans le contexte de la guerre du gaz, on le voit à l'origine de diverses révoltes sociales ; on lui attribue avec d'autres groupes syndicaux la chute du gouvernement de Gonzalo Sánchez de Lozada en 2003 et de Carlos Mesa en 2005, notamment sur la question des réserves de gaz naturel (les secondes plus grandes du continent après celles du Venezuela). C'est aussi l'époque où le MAS devient première force politique du pays : en 2004, les municipales attribuent au parti quelques 18% des suffrages.

Evo Morales est proche de Hugo Chávez dans sa vision socialiste de l'Amérique latine, toutefois avec une conception indigéniste plutôt que bolivarienne, et aussi de Fidel Castro. Ses adversaires lui reprochent sa proximité avec Felipe Quispe, un leader indigéniste particulièrement virulent envers les « Blancs », qui ont détenu le pouvoir depuis la colonisation bien que ne représentant que 15% de la population du pays.


Élection présidentielle de 2005


Evo Morales avec José Bové à Pau en 2002, pendant culturAméricaIl était candidat à l'élection présidentielle bolivienne de 2005 du 18 décembre 2005 et plusieurs sondages le donnaient vainqueur dès le premier tour (Finalement, il y obtient plus de 53% des voix). Le 19 décembre, celui que personne n'attendait quelques mois auparavant a réussi l'exploit d'être le premier Aymara à accéder à la plus haute fonction de l’État. Il a pu compter sur le soutien d'Álvaro García Linera, sociologue qui a théorisé le mouvement social bolivien, et qui occupe maintenant le poste de vice-président. Symboliquement intronisé par les représentants indigènes sur le site archéologique de Tiwanaku, il prête serment devant le Congrès et ce en présence d’une dizaine de chefs d’états d’Amérique Latine comme d’Europe.

Ses premières annonces concernent :

la production de coca : il a affirmé sa volonté de lutter contre le trafic de drogue et que l'une des lignes de son futur gouvernement sera : « zéro cocaïne, zéro trafic de drogue ». Mais il a précisé : « il ne peut y avoir, sous prétexte de lutte contre la drogue, zéro coca ou zéro cocaleros (le nom des cultivateurs de coca), il faut changer ces politiques ». Et désire dans cette optique voir dépénalisée au niveau international la culture de la coca. La mastication de la feuille de coca est une tradition millénaire en Bolivie, et l'effet, bien que procurant une stimulation, n'a que fort peu à voir avec celui de la cocaïne .
la présence militaire étrangère : concernant les États-Unis, il estime que sous couvert de lutte contre la culture de la coca, les États-Unis installent des bases militaires. Il a rappelé qu'actuellement : « dans le cadre de politiques de lutte contre le trafic de drogue, les forces armées et la police sont subordonnées à des forces étrangères armées et en uniforme ». Et il n'accepte pas cela et a ajouté : « nous mènerons la lutte contre le trafic de drogue, mais sans aucune intervention policière ni militaire d'un pays étranger ».
la gestion des ressources naturelles : il ne compte pas chasser les multinationales du pétrole de son pays, mais nationaliser les sociétés boliviennes exploitant les ressources naturelles, notamment l'industrie gazière et éventuellement pétrolière. La Bolivie possède en effet les deuxièmes réserves sud-américaines de gaz naturel.

Présidence

Evo Morales et Lula da Silva le 13 janvier 2006Le 21 janvier 2006, lors d'une cérémonie traditionnelle sur les ruines pré-incas de Tiwanaku, Evo Morales est intronisé par des représentants indigènes, principalement aymaras, qui font symboliquement de lui la plus haute autorité indienne du pays. Le 22 janvier 2006, en présence notamment de onze chefs d'États de la région et d'Europe, il prête serment devant le Congrès.

Le lendemain, il nomme son gouvernement composé de seize ministres. Les différentes nominations montrent bien un virage à gauche de la politique du pays (tous sont membres du MAS, le parti d'Evo Morales), ce qu'il a confirmé en déclarant qu'il fallait « changer le modèle néolibéral ». Il est à noter qu'une femme, Alicia Munoz Ale, est nommée ministre de l'intérieur, c'est la première à ce poste en Bolivie. Lors du discours accompagnant les différentes nominations, le nouveau Président a réaffirmé sa volonté de combattre la corruption et a exigé des membres de son gouvernement un « niveau zéro de corruption et de bureaucratie ».


Premières difficultés gouvernementales
Après un état de grâce de trois mois suivant son élection, le président Morales est face à divers remous et se trouve pris entre plusieurs feux :

dans le cadre d'une politique censée mieux répartir les richesses, Morales a réduit les budgets attribués au département de Santa Cruz, frontalier du Brésil, qui recèle les principaux gisements d'hydrocarbures. L'Assemblée de la région, de tendance autonomiste, a fait part de sa forte hostilité et a adressé un ultimatum de sept jours en vue d'une grève générale dans le département.
cela s'accompagne d'un différend avec le Brésil dans la même région. Il concerne l'attribution du permis d'exploitation de l'important gisement de fer et manganèse d'El Mutún. Les habitants de Puerto Suárez, favorables à l'attribution du permis au Brésil, dans la perspective d'une meilleure mise en valeur économique, ont pris en otage le 18 avril 2006 pendant quelques heures trois ministres de Morales.
le président fait face aussi à des revendications sociales des plus défavorisés, qui avaient contribué à son élection.

Rapprochements avec le Vénezuela et Cuba [modifier]
Le 29 avril 2006, Evo Morales signe avec Hugo Chavez et Fidel Castro un « Traité commercial des peuples » et déclare qu'« il faut refonder la CAN. Nous avons même pensé au nom de Communauté anti-impérialiste des nations ». Marquant ainsi sa volonté de se rallier aux deux pays les plus « anti-étasuniens » de la région. L'objectif des trois pays est de promouvoir une alternative à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA ou en espagnol ALCA), il s'agirait d'une Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA).


Nationalisation des ressources naturelles
Le 1er mai 2006, Evo Morales a annoncé par décret la nationalisation des hydrocarbures et la renégociation de tous les contrats des entreprises étrangères dans un délais de 180 jours. L'objectif est que 82% des revenus des hydrocarbures soient réservés à l'État. La compagnie nationale Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos (YPFB) devient ainsi la seule instance autorisée à commercialiser les hydrocarbures [3]. A son retour de la visite d'un gisement d'hydrocarbures dans le sud du pays, il a également annoncé de futures nationalisations d'autres ressources naturelles : « Nous avons commencé à nationaliser les hydrocarbures, demain ce seront les mines, les forêts et toutes les ressources naturelles ». La principale ressource du pays reste le gaz naturel, la Bolivie étant la deuxième réserve du continent sud américain après le Venezuela. La Bolivie compte également plus que doubler le prix du gaz, le passant de 2,20 dollars le million de British thermal unit (BTU) début mai 2006 à 5 dollars, ce qui devrait ainsi remplir les caisses de l'État.

Cette initiative affecte au premier chef la société brésilienne Petrobras et a encore fait monter d'un cran la tension avec le gouvernement du Brésil.

Fin juin début juillet 2006 devrait être organisée l'élection d'une Assemblée constituante. Parallèlement auront lieu des référendums à propos d'une plus forte autonomie de la région orientale de la Bolivie, le département de Santa Cruz de la Sierra. Bien que cette revendication de décentralisation vis à vis du pouvoir central soit liée historiquement à des mouvements de gauche, elle est reprise par l'élite économique de ce département, qui profite de l'enrichissement de celui-ci depuis la découverte des hydrocarbures dans la région et qui redoute les mesures de nationalisation et de réforme agraire menées par Evo Morales. C'est pourquoi celui-ci, ainsi que son parti le MAS, s'engage début juin 2006 en faveur du "Non" au référendum d'autonomie.
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