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 Lionel JOSPIN

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Thibaut Meunier

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Localisation : La Moutade
Date d'inscription : 08/03/2006

MessageSujet: Lionel JOSPIN   Mer 1 Aoû - 21:56

Lionel Jospin est né le 12 juillet 1937 à Meudon, dans une famille de quatre enfants, dont le père est militant SFIO.

Il entame le cursus classique : Institut d’Etudes Politiques de Paris en 1956 puis l’ENA. C’est aussi le moment où il commence à militer. Bien sûr à l’UNEF contre la guerre d’Algérie. Il adhère à l’UGS de Jean Poperen en 1958, puis au PSU dès 1960. Il rejoint enfin le Parti socialiste après Epinay en 1971.

A sa sortie de l’ENA, Lionel Jospin intègre le Quai d’Orsay et se spécialise dans les questions économiques. A l’écart des événements de mai 68, il ne poursuit pas sa carrière de haut fonctionnaire et de diplomate A partir la rentrée 1970, il devient Professeur d’économie à l’Université de Paris XI. Il y enseignera jusqu’à son élection, en 1981, comme député de Paris.

Dès l’origine, Jospin croit à l’indispensable utilité de l’unité de la gauche. Son ascension est rapide. Il appartient à une génération de jeunes sur lesquels Mitterrand s’appuie pour rénover le nouveau Parti. Dès 1973, il entre au Bureau Exécutif et devient Secrétaire national à la Formation, puis au Tiers-Monde en 1975, puis en 1979, au Congrès de Metz, aux Relations Internationales, chargé de la Coordination. De fait, c’est lui le numéro deux du PS puisqu’en l’absence de François Mitterrand, c’est lui qui préside les instances de direction. A partir de 1975, il est aussi chargé de suivre les relations entre le Parti socialiste et le Parti communiste. Lors de la vague rose aux municipales de 1977, Lionel Jospin devient élu du XVIIIe arrondissement de Paris.

En janvier 1981, au Congrès de Créteil, François Mitterrand est désigné comme candidat du PS à l’élection présidentielle et Lionel Jospin élu, à l’unanimité du Comité Directeur, Premier secrétaire. Il assumera cette fonction difficile pendant toute la durée du premier septennat de François Mitterrand.

Le Parti perd son âme pendant une période pendant laquelle il doit affronter de concert l’épreuve du pouvoir, la crise de plein fouet et les effets qu’elle produit. Le Parti est devenu un objet de rejet pour l’opinion qui accepte mal le "tournant de la rigueur" que Jospin s’efforce de définir comme une "parenthèse" et un objet de convoitise pour tous les courtisans du Prince. En 1986, alors que la gauche a perdu les élections législatives, Lionel Jospin devient député puis conseiller général de Haute-Garonne. En 1987, affrontant Le Pen à la télévision, il se fait remarquer par un discours politique qui tranche avec la lepénisation en cours et l’incompréhension du phénomène frontiste qui se note chez beaucoup de leaders politiques. La montée de Laurent Fabius, brillant énarque et Premier ministre à 40 ans conduit un clivage de plus en plus marqué. Entre l’Icare qui veut moderniser le socialisme en réhabilitant l’entreprise et "l’austère qui se marre", le conflit ne va pas tarder à éclater. Il y a deux cultures et deux héritiers de Mitterrand, lequel ne choisit pas.

De 1988 à 1992, Lionel Jospin est ministre de l’Education. Il lance alors la politique de réforme la plus importante depuis des années : le plan Université 2000, la réforme de la formation des enseignants et la relance de la politique des ZEP. De la maternelle à l’Université d’importantes réformes permettent de donner plus de droits aux lycéens, de créer de nouvelles universités et de mieux adapter l’école à une population scolarisée de deux millions de jeunes dans un pays de trois millions de chômeurs. L’ancien premier secrétaire fait donc partie des protagonistes du Congrès de Rennes du printemps de la même année. Ce congrès où la bataille des courants atteint son paroxysme d’autant plus qu’il laisse un parti sans projet et sans orientation, avec de profonds clivages. Marqué par cette période, il démissionne de ses fonctions à la direction du parti. Un an après le Congrès de Rennes, il rassemble ses réflexions politiques dans L’invention du possible.

Ce n’est que pour accepter de participer à la conduite des Assises de la Transformation Sociale lancées par Michel Rocard qu’il revient dans les instances nationales en 1994.

Le 5 février 1995, après avoir obtenu plus de 65 % des voix des adhérents du Parti Socialiste, il est désigné comme candidat du PS à l’élection présidentielle. Contre toute attente, Lionel Jospin arrive en tête au premier tour devant Jacques Chirac et Édouard Balladur. Dès lors, il devient le chef de l’opposition, qui, à peine remise de ses défaites des années 1993 et 1994, remporte de grands succès aux élections municipales de la même année. Redevenu Premier secrétaire du PS, Lionel Jospin a introduit une innovation, l’élection par tous les militants. Le nouveau chef de la gauche s’atèle à la rénovation du PS, exerçant un "droit d’inventaire" pour réconcilier le PS et les Français ­ d’autant que le mouvement social de novembre 1995 marque le rejet de plus en plus net par la population de la politique de la droite. Parallèlement, il poursuit l’aventure entamée lors des Assises en la traduisant dans une alliance politique. La gauche plurielle voit le jour et elle gagne les élections législatives anticipées du printemps 1997. Lionel Jospin est nommé Premier Ministre le 2 juin 1997.

Le ministère Jospin connaît une popularité qui s’inscrit dans la durée. L’homme apparaît comme quelqu’un qui est revenu de loin et qui a su convaincre sur son discours sur l’éthique, la méthode et le contrat avec les Français. Austère, simple, parfois rigide, le Premier ministre s’installe aux affaires et gagne la confiance de l’opinion. La relance économique permet de faire baisser le chômage (1 million en quatre ans) et de redonner confiance au pays. Figure incontournable de la social-démocratie européenne, Jospin milite pour un modèle qui doit inventer une alternative à la société du marché.

Lors de l’élection présidentielle du printemps 2002, Lionel Jospin est battu dès le premier tour, récoltant moins de voix que le candidat du Front National, Jean-Marie Le Pen. Il décide alors de se retirer de la vie publique. Voulant rester "utile" aux socialistes, l’ancien Premier Ministre commet plusieurs prises de position dans la presse depuis cet "étrange échec".
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Lionel JOSPIN
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