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 Combattre Sarkozy

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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:16

Le sarkozysme ou la fin du gaullisme


Avec Nicolas SARKOZY à la tête de l’UMP, la droite accomplie une révolution copernicienne. En effet SARKOZY est en train de mettre un point final à ce qui était déjà devenue une fiction : la tradition gaulliste de la droite française.

Certes, Jacques CHIRAC est plus pompidolien de culture que gaulliste de coeur et le RPR ne fut qu’une machine électorale sans idéologie à son service. Mais, cette structure incorpora les barons du gaullisme historique. Et, même quand, à partir de 1986, le RPR embrassa la doxa libérale, il resta quelques gardiens du Temple pour rappeler la petite musique jacobine, bonapartiste et sociale du Général (aujourd’hui c’est Jean-Louis DEBRE qui tient encore ce rôle, mais il est tout seul). Avec l’arrivée de SARKOZY à la tête de l’UMP, tout cela est terminé.

La démagogie d’un CHIRAC s’est toujours nichée dans le paradoxe. CHIRAC fait appliquer au gouvernement VILLEPIN le programme économique de BERLUSCONI ou de BLAIR, mais, il se pare aussi d’atours sociaux, il défend paraît-il les valeurs républicaines, il est enfin le tenant d’une ligne anti-impérialiste face aux américains et défend la vieille lune de la "politique arabe de la France". Donc, faire et dire tout et son contraire, voilà le chiraquisme mais dans ce fatras, il y a tout de même de vieux restes de postures gaullistes.

SARKOZY, lui, n’a cure du passé. On dit souvent de lui qu’il privilégie l’action sur les idées, c’est lui faire bonne presse que de dire cela. SARKOZY n’est pas un idéologue, mais il est au service d’une idéologie. Ceux qui affirment dans le landernau médiatique que SARKOZY s’agite participent à son auto-promotion car ils entérinent l’idée que cet homme brasse du vent et ne fait pas ce qu’il dit. Or, SARKOZY s’agite peut être, mais de manière extrêmement cohérente : il est atlantiste et défend la politique de Bush, il est communautariste, il a pour modèle AZNAR à qui il a rendu visite juste après sa défaite en mars 2004, il prend des mesures économiques strictement faites pour satisfaire le patronat français : en huit mois au ministère de l’Economie et des Finances, il aura ainsi fait ou annoncé : la baisse de l’impôt sur les sociétés, la suppression sous condition des droits de succession, la fin du prêt à taux zéro pour l’accès à la propriété des ménages modestes, la privatisation de France Telecom, l’ouverture du capital d’EDF, la restructuration de la Poste....

Ainsi, avec SARKOZY, on atteint le nouveau paradigme de la Droite française : alignement de la France sur les standards de l’internationale libérale et ultra-conservatisme social (pour le sociétal, il sait brouiller les pistes).

Cette évolution du corpus idéologique de l’UMP ne doit donc pas être pris comme le nouvel avatar d’une querelle de personnes entre le chef de l’exécutif et un chef de parti qui aspire à lui succéder, mais comme une nouvelle période pour la Droite qui va modifier ses fondamentaux (en assumant les préceptes post-démocratiques, atlantistes et ultra-libéraux) et son organisation (fin de la spécificité de l’UDF, alliances à terme probable avec une extrême-droite recentrée autour de Marine Le PEN, plus grande ouverture aux questions sociétales, renouvellement des cadres du parti, fin de la logique clanique chiraquienne).

En somme, si CHIRAC à contribuer à creuser la tombe du gaullisme, c’est à SARKOZY qu’incombe de donner le coup de grâce...
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Thibaut Meunier

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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:19

Le parcours politique de Nicolas Sarkozy


Nicolas Sarkozy, marié, 3 enfants, est né le 28 janvier 1955 à Paris XVIIème


Sa formation :

Maîtrise de droit privé (1978)

Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (1981)

DEA de Sciences Politiques avec mention (mémoire sur le Référendum du 27 avril 1969)

Institut d’Études Politiques de Paris (1979-1981)

Ancien avocat au barreau de Paris


Ses mandats et fonctions politiques :

Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine en 1977

Maire de Neuilly-sur-Seine de 1983 à 2002 Vice-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, chargé de l’enseignement de la culture (1986-1988)

Député des Hauts-de-Seine (6ème circonscription) de 1988 à 2002

Elu Président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine le 3 mai 2000.

Elu Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine le 1er avril 2004.

Ministre du Budget (1993-1995) et de la Communication (1994-1995) Porte-Parole du Gouvernement (1993-1995)

Secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation (1988)

Secrétaire national du RPR, chargé de l’Animation, de la Jeunesse et de la Formation (1989)

Co-directeur de la liste d’union pour les Élections européennes (1989)

Secrétaire Général Adjoint du RPR, chargé des Fédérations (1992-1993)

Membre du Bureau Politique du RPR (depuis 1993)

Coordonateur et porte-parole de l’équipe de transition (10 juillet 1997)

Secrétaire général du RPR (6 février 1998)

Président par intérim du RPR (avril 1999-octobre 1999)

Tête de la liste RPR-DL pour les Élections européennes de juin 1999.

Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales (2002/2004)

Ministre d’Etat, ministre l’Economie, des Finances et de l’Industrie (2004)

Président du Conseil général des Hauts-de-Seine

Elu président de l’UMP le 28 novembre 2004.


Ses publications :

Georges Mandel, Le Moine de la Politique - Editions Grasset - 1994

Au bout de la passion, l’équilibre - Entretien avec Michel Denisot - Editions Albin Michel - 1995

Libre - Editions XO / Robert Laffont - Janvier 2001

La République, les Religions, l’Espérance- Cerf - 2004
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:20

Sarkozy, l’ami des médias


Pour exister, Nicolas Sarkozy se fonde sur un principe : COM-MU-NI-QUER.

En effet, son objectif est d’occuper l’espace médiatique car il estime que le discours vaut l’action. Or, communiquer à travers les médias lui permet essentiellement de cacher son inaction et ses mauvais résultats dans les domaines où il devrait agir.

Parler, provoquer, menacer, ce trinôme met en place une illusion médiatique et cette superficialité le protège aux yeux d’un certain public de son incompétence et de son ultra libéralisme. D’ailleurs, le média télévisuel comme Nicolas SARKOZY , produisent, par essence une forme d’illusion de la réalité. Communiquer devant une caméra télé sur une action à venir mais qui n’arrivera jamais équivaut quasiment à un résultat. Il suffit d’une bonne mise en scène, d’une bonne image, d’un bon moment pour que cette illusion de la vérité prenne sens. Or, il n’y a qu’a la télévision que cette construction puisse émerger puisque nous sommes dans le règne de l’éphémère.

Par ailleurs, la télévision ne sert pas simplement Nicolas SARKOZY en parlant de lui systématiquement quel que soit son actualité, elle le sert également en produisant, en dehors des temps d’information, des programmes qui de la télé-réalité aux émissions de Jean-Pierre PERNAUD et de Julien COURBET dessinent des valeurs (société du mérite, réflexe poujadiste contre l’Etat qui spolierait les citoyens, ère du chacun pour soi, logique de délation) qui correspondent parfaitement à la société que prône le ministre de l’Intérieur. De ce point de vue, il n’est pas anodin que le présidet de l’UMP voit comme priorité de son mandat s’il était élu président de la République de « privatiser France 2 » comme si, tel BERLUSCONI, il considérait que dans la démocratie d’opinion, il valait mieux que la télévision soit privée pour servir les intérêts d’un pouvoir libéral et autoritaire...

Nicolas SARKOZY est donc au centre de l’actualité médiatique. Il faut dire que les médias sont très demandeurs de petites phrases radicales et d’apparitions fracassantes, mais rappelons que cette faveur est aussi liée aux relations étroites que Nicolas SARKOZY a construit au fil du temps avec les grands « patrons » des médias. Arnaud LAGARDERE et Martin BOUYGUES sont des amis très proches du ministre (Martin est même le parrain de son fils). Grâce à leur pouvoir et à la concentration monopolistique des médias privées, ces bons amis entretiennent une forme de dictature médiatique qui pour la première fois avec une telle ampleur, présentent un homme politique comme un pur produit de grande consommation.
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:25

Sarkozy : une star des sondages qui n’est pas une star des urnes !


Si Nicolas Sarkozy caracole régulièrement en tête des sondages d’opinion, ses expériences électorales ont finalement été assez douloureuses.

Certes, à Neuilly et dans les Hauts-de-Seine, il a remporté les scrutins auxquels il participait. Mais, pour le reste...

Election présidentielle de 1995 : C’est lui qui dirige la campagne d’Edouard Balladur. Et cela n’empêche pas celui-ci de perdre au premier tour.

Elections européennes de 1999 : La liste RPR dont Nicolas Sarkozy a pris la tête fait 12,8% aux élections. Un désastre.

Référendum en Corse de 2003 : C’est lui qui mène campagne sur l’Ile de Beauté pour promouvoir le changement de statut de la Corse (passage à une assemblée unique pour les deux départements). Ce projet est rejeté par 50,98%.

Elections régionales de mars 2004 : Même s’il n’apprécie pas Jean-François COPE, la tête de liste de l’UMP en Ile-de-France, Nicolas Sarkozy est omniprésent dans la campagne. Lors du second tour, son nom figure même sur les bulletins de vote ! Pourtant, c’est Jean-Paul HUCHON qui remporte la majorité des sièges au Conseil régional d’Ile-de-France.

Référendum sur le Traité constitutionnel de mai 2005. On ne peut pas dire que le Président de l’UMP ait mené une campagne fracassante... Il n’empêche. Son parti doit assumer la défaite politique et lui aussi.
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:26

Sarkozy : Le premier des balladuriens


SARKOZY a un mentor en politique, c’est Edouard BALLADUR.

BALLADUR n’est pas de ces vieux briscards qui s’inventent un avenir par la grâce d’un jeune poulain, pas de ces protecteurs qui vous offrent des circonscriptions comme du bon pain après tant d’années de servage, non plutôt un parrain par défaut. Celui qui porte des idéaux et une vision du monde qui vous conviennent et que l’on a envie de suivre jusqu’à la mésalliance.

Le ministre de l’Intérieur devint un fidèle de BALLADUR quand il était son ministre du budget et qu’il cru qu’il serait élu président de la République. De là est né un malentendu (surtout chez les chiraquiens !), le « petit Nicolas » était un planteur de couteaux parce qu’il avait trahi CHIRAC au profit de son « ami de trente ans ». Ce n’est bien sûr pas faux, mais le balladurisme de SARKOZY vient de plus loin et il le démontre chaque jour dans son action publique.

La cosmogonie balladurienne ressemble en effet comme deux goûtes d’eau à celle du petit Nicolas. Edouard BALLADUR représente la tendance réactionnaire de la droite française, celle qui de Taine à Renan n’a toujours pas digéré les préceptes de la révolution et de la République.

D’où ce besoin prononcé chez SARKOZY-BALLADUR d’aller chercher des modèles politiques de substitutions, souvent dans le monde anglo-saxon, là où l’universalisme n’est pas toujours la règle, là où l’on vente la juxtaposition des communautés religieuses ou ethniques aux dépens de la communauté nationale (parce qu’elles ne peuvent se confondrent !), là où l’on préfère un marché sans entrave et une société fondée sur la concurrence permanente entre les individus au dépend de l’égalité réelle et la régulation de l’économie de marché.

Edouard BALLADUR vient d’écrire un livre prophétique, un livre programme qui devrait servir de bréviaire à tous les petits sarkozistes qui battront la campagne en 2007. En le lisant, on comprend pourquoi SARKOZY est libéral, communautariste, contre l’entrée de la Turquie dans l’U.E, atlantiste, contre la république laïque, etc... C’est parce qu’il reste le premier des balladuriens !!!

Au fait le titre du livre d’Edouard BALLADUR est édifiant, il se nomme : « L’illusion jacobine »...
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:27

Un cumulard nommé Sarkozy...

“La seule chose que j’aie bousculée, ce sont les petites interventions d’élus qui ne voient qu’au bout de leur quartier et qui ne comprennent pas qu’un département comme le nôtre peut avoir intérêt à voir certains de ses élus à des responsabilités d’État” (Conseil général des Hauts-de- Seine, 10 juin 2005)


En 2005, Nicolas Sarkozy cumule les mandats électoraux et/ou responsabilités politiques suivantes : président du parti majoritaire à l’Assemblée Nationale (l’UMP), président d’un exécutif local (le conseil général des Hauts-de-Seine) et ministre de l’Intérieur.

Ces multiples casquettes posent au moins trois types de problèmes.

Sur le plan de l’efficacité, on peut légitimement se demander comment un homme politique peut mener à bien l’ensemble de ces missions au nom de l’intérêt général.

Sur le plan du renouvellement démocratique, il apparaît que ce trust met encore plus à mal des institutions qui souffrent déjà cruellement du manque de diversité des classes dirigeantes.

Sur le plan de l’éthique enfin, il est pour le moins surprenant de constater que Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, contrôle via un préfet sous sa responsabilité la légalité des décisions prises par Nicolas Sarkozy, président du Conseil Général des Hauts-de-Seine et décide des redécoupages électoraux pour lesquels milite Nicolas Sarkozy, président de l’UMP.
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:28

Quand Nicolas Sarkozy plaidait pour la préférence nationale...

“Cela me choque d’autant moins que l’on discute tranquillement de la préférence nationale, qu’elle existe dans la fonction publique” (Le Monde, 16 juin 1998)


En 1998, Édouard Balladur, invité du Grand Jury RTL-Le Monde, prend position pour la mise en place d’une commission chargée d’étudier le concept de “préférence nationale” et incluant dans sa composition des responsables du Front National.

Expliquant que sa proposition ne devait être perçue que comme une méthode visant à “éclairer l’opinion publique” sur le sujet, l’ancien Premier Ministre se fera plus explicite dans son livre intitulé Douze lettres aux Français trop tranquilles : “il me semble qu’il serait légitime de distinguer, parmi ces dernières [les prestations sociales], celles correspondant à des cotisations payées, selon le système de l’assurance, de celles correspondant à la mise en oeuvre par l’État ou les collectivités locales d’une solidarité nationale. Aux premières, tous ceux qui travaillent et paient des cotisations doivent avoir droit ; les secondes, en revanche, pourraient, dans certains cas et sous certaines conditions, être réservées aux nationaux”.

Proche d’Édouard Balladur à cette époque, Nicolas Sarkozy n’hésite alors pas à déclarer.alors que le sujet fait polémique : “les mots de préférence nationale n’ont aucune raison d’être présentés comme des tabous”.

Il est même cosignataire d’une éphémère proposition de loi visant à instaurer le principe de préférence nationale dans les politiques des collectivités locales (proposition de loi de Jean-Louis Masson, RPR, du 11 avril 1990) dont l’article 2 dispose que “les collectivités territoriales définissent librement les conditions d’attribution des prestations visées à l’article premier : ces conditions peuvent être notamment relatives à la durée de résidence des bénéficiaires éventuels sur le territoire de la collectivité intéressée, au montant de leurs ressources ou à leur nationalité”.

C’est exactement ce que Bruno Mégret avait institué à Vitrolles en 1998 en créant une une allocation de naissance de 5 000 francs (762,25 €) versée aux seules familles dont l’un des parents au moins est français ou ressortissant de l’Union européenne.

Le tribunal de Marseille avait alors annulé cette disposition municipale considérant que cette rupture d’égalité n’était pas justifiée.
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:30

Nicolas Sarkozy, le roi du double discours


Nicolas Sarkozy, qui se présente comme l’homme de la rupture, tente de brouiller les pistes en tenant continuellement un double discours pour mieux mentir. En voici quelques exemples :

Communautarisme – République

« Sans [la République], vous aurez le communautarisme, la loi des tribus, chacun renvoyé à ses origines ethniques, à sa religion ». (Discours, Marseille, 3 septembre 2006).

A la question : « Doit-on faire apparaître l’origine des délinquants dans les statistiques de la police ? », il répond : « Oui, il faut faire de la transparence, il n’y a aucune raison de dissimuler un certain nombre d’éléments qui peuvent être utiles à la compréhension de certains phénomènes ». (Entretien sur RMC, 13 février 2006)

Religion – Laïcité

« La laïcité c’est la séparation de l’Église et de l’État, cette séparation doit être absolue ». (A vous de juger, France 2, 30 novembre 2006)

« Les religions sont un plus pour la République. » (Table ronde interreligieuse, Neuilly, 20 juin 2005) - On peut "légèrement adapter la loi de 1905 sans que la laïcité ne s’écroule" afin de "s’adapter à la réalité du temps". (Déplacement à La Réunion, 29 septembre 2005)

Justice

« Je veux dire [aux magistrats] que je serai toujours à leurs côtés pour défendre l’indépendance de la justice et l’accroissement de ses moyens » (Discours, Périgueux, 12 octobre 2006)

Sur les magistrats : « tout le monde doit rendre des comptes, être responsable de ce qu’il fait. Y a-t-il une profession qui peut être à part ? » (Entretien au Figaro, 24 juin 2005)

Bavures policières

« La police s’oppose à la violence sans être elle-même une violence. Elle n’est pas une « violence légitime ». Elle est une force au service de la loi et des libertés. » (« La République, les religions, l’espérance », 2004)

« Si, comme tout un chacun, je ne peux accepter que l’on tue un jeune homme pour un vol de voiture (…), il n’en reste pas moins vrai que lorsqu’on ne veut pas d’ennuis avec la police, mieux vaut ne pas voler de voitures. » (« Libre », 2001)

Sécurité

« Je l’ai dit, la déscolarisation, c’est souvent la première étape vers la délinquance. » (Congrès des Maires et des Présidents de Communautés de France, 23 novembre 2006)

« (…) notre société ne doit pas tomber dans l’explication à tout prix : quand on s’apprête à tout expliquer, spécifiquement l’inexplicable, c’est qu’on s’apprête à tout excuser et notamment l’inexcusable ! » (Congrès des Maires et des Présidents de Communautés de France, 23 novembre 2006)

SDF

« Je veux que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. » (Discours de Charleville-Mézières, 18 décembre 2006)

« Quand on promet tout en sachant qu’on ne pourra pas tout tenir, on est obligé de tirer des chèques en blanc sur l’avenir. » (Neuilly journal indépendant, mars 1986)

Police de proximité

« La police n’est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n’êtes pas des travailleurs sociaux. » (Déplacement à Toulouse, 3 février 2003)

A la question : Sur l’action policière, faut-il rétablir la police de proximité, que vous avez supprimée en 2002, comme le demande un certain nombre d’élus locaux. Réponse : « Je n’ai rien supprimé du tout. Je me suis efforcé de rééquilibrer un dispositif hémiplégique en reconstituant des capacités d’investigation et d’interpellation qui avaient été dangereusement diminuées. » (La Gazette des Communes, 21 novembre 2005)

Pratique politique

« Cela fait quatre ans et demi que je gère la sécurité de la France. Cela demande beaucoup d’expérience et de maîtrise. Je veux les mettre au service de la France. » (Entretien avec la presse régionale : déclaration de candidature, 30 novembre 2006)

« Je vais redevenir le patron de ceux qui ont fait des enquêtes sur moi. Certains doivent mal dormir depuis qu’ils savent que je reviens." (Le Parisien, 2004)

Endettement

« Ce mal est autour de nous. Il se voit. (…) Il se voit dans les commissions de surendettement, aux guichets du RMI (…) » (Discours à Agen, 22 juin 2006)

« Je pense que le problème économique de la France est que l’état français est trop endetté et que les Français ne le sont pas assez… Parce qu’il faut arrêter de complexer les gens avec l’endettement. » (Cent minutes pour convaincre, France 2, 31 mars 2005)
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:36

Les petites phrases de Nicolas...

“Dans un monde où la déloyauté est la règle, vous me permettrez d’afficher, peut-être de manière provocante, ma loyauté envers Jacques Chirac ” (Conférence de presse, juin 1992)

“Tous les droits-de-l’hommistes de la création passent devant la porte de Saint-Ouen en disant : ‘Mon dieu, les pauvres’ puis s’en vont pour aller dîner en ville” (Le Monde, 24 octobre 2002))

"On n’est pas plus malade parce qu’on travaille 39 heures au lieu de 35"

“Je veux voir si ceux qui me réclamaient du boulot tout à l’heure sont prêts à se lever le matin […] Ce sera l’occasion de voir si on a eu raison de vous faire confiance” (La Courneuve, 30 juin 2005)

“Ce n’est pas facile de franchir un groupe plus ou moins hostile pour rentrer chez soi sous les quolibets, jour après jour. Il n’est pas normalque des hommes ou des femmes qui ont travaillé toute leur vie soient obligés de baisser la tête pour rentrer chez eux parce que certains qui ne travaillent pas les en empêchent !” (Sénat, 13 novembre 2002)

“Il n’y a pas de drogue douce ou de drogue dure […] Il n’y a que des drogues interdites et des usagers qui transgressent la loi” (Sénat, 21 avril 2003)

« Ce n’est pas un acquis social que de pouvoir bénéficier d’un minimum social sans être contraint d’exercer en contrepartie une activité ». (11/06/05)

A propos des incendies de la rentrée : "A force d’accepter des gens malheureusement à qui on ne peut proposer ni travail ni logement on se retrouve dans une situation où on a des drames comme ça" (30/08/05)

"La réussite et la promotion sociale ne sont pas un dû, que chacun peut réclamer en faisant la queue au guichet" (Université de La Baule, 04/09/05)

"je soutiens ceux qui dénoncent les effets pervers de l’actuel ISF" (Université de La Baule, 04/09/05)

« Aujourd’hui, un étranger en situation irrégulière a plus de droit aux soins gratuits qu’un smicard qui paie ses cotisations. Ce n’est pas acceptable. Nous allons revoir tout cela par des décrets et, s’il le faut, par la loi ». (le Figaro du 30/06/05)

« l’augmentation des plaintes (pour des bavures), ça ne veut pas dire qu’il y ait une augmentation des bavures » (Marseille, 11/07/05 »).

“Je suis là pour faire un travail, et mon travail, c’est de débarrasser la France des voyous, je ne vais pas me gêner” (Perpignan, 3 juin 2005)

« Le nucléaire, c’est un choix écologique » (05/07/05).

« Je n’accepte pas qu’il y ait des gens, qui soient au RMI et qui, à la fin du mois, aient autant que des gens comme vous (des salariés), qui se lèvent tôt le matin » - (Vitré, 17/06/2005)

« les mots de préférence nationale n’ont aucune raison d’être présentés comme des tabous » (1998)

"Je préfère que la France reçoive les meilleurs étudiants étrangers plutôt que de continuer à recevoir ceux qui, ne trouvant de place nulle part ailleurs dans le monde, se retrouvent dans nos facultés et dans nos universités". (11/06/05) "La France ne peut pas être accueillante que pour ceux dont personne ne veut dans le monde". (Université de La Baule, 04/09/05)

"En Conseil des ministres ce matin (mercredi), j’ai demandé au président de la République de demander au garde des Sceaux ce qu’il allait advenir du magistrat qui avait osé remettre un monstre pareil en liberté conditionnelle."

"Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu’il faut mais on nettoiera la cité des 4000."

"Les religions sont un plus pour la République."

“Lorsqu’il y a un prêtre ou un pasteur dans un village pour s’occuper des jeunes, il y a moins de laissez aller, de désespérance, et finalement de délinquance” (Conférence Bible à Neuilly, 20 juin 2005)

"Je fixe à chacun d’entre vous un objectif ambitieux : augmenter de 50 % le nombre d’éloignements effectifs d’étrangers en situation irrégulière par rapport à 2004, ce qui permettra de reconduire cette année 23.000 étrangers en situation irrégulière."

A propos des gens du voyage : “Comment se fait-il que l’on voie dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ?”. (Commission des Lois de l’Assemblée Nationale, 10 juillet 2002)

"La première conséquence à en tirer, c’est de dire calmement, sereinement, qu’en Europe, on ne peut plus recevoir de nouveaux pays et qu’il faut suspendre l’élargissement tant que nous n’avons pas de nouvelles institutions pour l’Europe."

"Est-il raisonnable d’ouvrir des négociations avec la Turquie puisqu’il s’agit d’une grande nation d’Asie mineure, pas d’Europe ?"

"Je souhaite limiter la durée du crédit de réduction de peine automatique pour les récidivistes". "Je veux mettre un terme dès 2005 aux détournements de procédure, aux mariages blancs, à l’aide médicale d’Etat."

"Je crois utile qu’un système de franchise soit mis en place comme pour tout processus d’assurance. Ainsi les 500 premiers francs [76,22 €] de dépenses de santé annuelles des assurés sociaux ne seraient pas remboursés, afin de responsabiliser ceux-ci” (Libre, 2001)

"Aucune norme constitutionnelle ne prévoit que la France doit accepter dans n’importe quelle condition tous les immigrés qui ont une raison personnelle de vouloir s’installer dans notre pays".

“Pourquoi chercherais-je l’électorat du Front National ? Je l’ai déjà !” (Déplacement dans le Cantal, 30 juin 2005)

"Je vais redevenir le patron de ceux qui ont fait des enquêtes sur moi. Certains doivent mal dormir depuis qu’ils savent que je reviens".

“ je crois qu’il faut cesser avec la repentance permanente en France pour revisiter notre histoire.” (France 3, 7 décembre 2005)

Je suis pour la suppression à terme de la carte scolaire” (Le Figaro, 20 février 2006)

“Aujourd’hui, un étranger en situation irrégulière a plus de droits aux soins gratuits qu’un smicard qui paie ses cotisations. Ce n’est pas acceptable. Nous allons revoir tout cela par des décrets et, s’il le faut, par la loi” (Le Figaro, 30 juin 2005)

"Il faut déposer le bilan des ZEP. Cette politique a échoué".” (30 novembre, 2005)

“Les critiques du système américain dénonçant la surpopulation carcérale, je n’ai jamais compris cet argument car après tout, mieux vaut voir les délinquants en prison que dans la rue !” (Libre, 2001).

"Je souhaite que l’UMP propose un contrat de travail unique” (Convention sociale de l’UMP, 17 mars 2005)

“La famille, c’est un homme, une femme, des enfants ou bien un homme et une femme” (Grand Jury RTL-Le Monde-LCI, 22 septembre 1998)

“Trop d’exemples montrent en effet que l’immigration irrégulière s’étend à des régions jusqu’ici épargnées. J’ai noté par exemple l’arrivée depuis 2003 de mineurs étrangers isolés, chinois ou africains, dans des foyers d’accueil de Corrèze” (Réunion des préfets, 20 juin 2005

“Il faut réfléchir à la question des mineurs, qui n’ont plus rien à voir avec ceux d’il y a quarante ans. Il y a des mineurs qui, à 14 ou 15 ans, ont déjà violé, braqué, brûlé et qui sont forts comme des hommes” (L’Express, 17 novembre 2005)

“Pour moi, la bonne politique du logement ne consiste pas à couvrir la France de logements sociaux” (Ouest France, 24 novembre 2005)

“La réforme du service public de l’emploi est.impérative [...] Il ne faut pas hésiter à recourir à des sociétés de placement rémunérées aux résultats” . (France 3, 26 mai 2005)

“Il faut supprimer la possibilité d’accorder à un condamné une suspension de peine pour raison médicale” (Discours d’installation d’une délégation aux victimes, 11 octobre 2005)
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Sam 10 Mar - 18:36

"Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter" (22 avril 2006, paraphrasant un slogan utilisé par le Front national de la jeunesse puis par le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers).

"Quand des gens osent dire que je défends des idées de Le Pen, je suis profondément blessé. Je met au défi qui que ce soit de trouver une seule idée que j’ai défendue qui soit conforme à ce que pense M. Le Pen, y compris sur l’immigration choisie ». (Le Parisien, le 20 octobre 2006)

A propos du harcèlement judiciaire dont les chirurgiens seraient "victimes" : "sait-on que la justice française prononce une condamnation dans un cas sur deux dont elle est saisie, contre une fois sur cinq aux Etats-Unis ? J’aimerais que la justice française fasse preuve du même zèle quand il s’agit de sanctionner des délinquants, surtout lorsqu’ils sont multirécidivistes !" (deuxième congrès francophone de la Chirurgie, 2 octobre 2006)


A propos des médecins étrangers : "la situation des milliers de praticiens et étrangers ou d’origine étrangère qui ont été recrutés dans des conditions dérogatoires devra être réglée. Par respect pour eux et pour leurs patients, je souhaite qu’une procédure nationale de vérification de leurs connaissances professionnelles et de leur maîtrise de notre langue soit rapidement instaurée sur la base de l’équité avec les exigences imposées aux praticiens et aux étudiants français".(deuxième congrès francophone de la Chirurgie, 2 octobre 2006)

"pourquoi ne pas ouvrir de nouveaux espaces de liberté tarifaire aux médecins, dont les chirurgiens, qui accepteraient une évaluation régulière de leurs pratiques et de leur obligation en matière de formation continue. Cette - liberté plus grande serait alors encadrée selon des modalités définies au niveau national qui pourraient varier selon les spécialités. Elle devrait associer les complémentaires qui seraient appelées à prendre en charge une partie des -dépassements autorisés". (deuxième congrès francophone de la Chirurgie, 2 octobre 2006)

« A un certain niveau de récidive – cinq ou dix condamnations, par exemple, on ne doit plus condamner au titre de la dernière infraction commise mais en tenant compte de l’accumulation des délits. Pour que, enfin, çà s’arrête ».(Le Parisien, le 20 octobre 2006)

« Un jeune en situation d’échec total, il n’y a aucune raison de le laisser à l’école. Avoir 19 ans en troisième, çà n’a aucun sens. Je souhaite pour ceux-là, à partir de 16 ans, une filière spécifique, celle de l’apprentissage ».(Le Parisien, le 20 octobre 2006)

« Aujourd’hui, 5% seulement de l’immigration est une immigration du travail. Je veux que demain, toute l’immigration soit une immigration du travail. A quoi çà sert, en effet, de venir en France si on n’a pas de travail, pas de logement ? »(Le Parisien, le 20 octobre 2006)

« Comme dans les quartiers, il y a beaucoup de gens de couleur, je ne voulais pour rien au monde qu’on puisse associer mon combat à une sorte de coupure avec nos compatriotes de couleur. Moi, je hais le racisme, je déteste la discrimination. J’ai trouvé que donner à Document Gynéco – qui n’est culturellement pas sur la même ligne que moi – c’est une façon de donner la parole et de respecter un homme de couleur ».(Le Parisien, le 20 octobre 2006)

« Je propose qu’un mineur multirécidiviste âgé de 16 à 18 ans, soit considéré comme majeur. »(Le Parisien, le 20 octobre 2006)

« Je veux que, dans les tribunaux correctionnels, il y ait des jurés populaires. Si chaque adulte pouvait, deux jours dans l’année, siéger au tribunal correctionnel, cela serait du civisme. Cela permettrait de voir la « vraie » vie. On économiserait du temps de magistrats ».(Le Parisien, le 20 octobre 2006)

« Regardez les espagnols et leurs 500 000 régularisations. Il y a maintenant là-bas un débat terrifiant à ce sujet. Les premières victimes, c’est vous qui êtes en situation régulière et qui êtes pris dans l’amalgame".(Le Parisien, le 20 octobre 2006)


« Je demanderai aux députés de voter un texte qui stipule que toute personne qui s’en prendra à un policier, un gendarme ou un pompier ne sera plus passible du tribunal correctionnel mais de la cour d’assises ».(Le Parisien, le 20 octobre 2006)

« Ma proposition concerne la création de peines plancher. A quoi çà sert de voter des lois plus sévères si tel ou tel magistrat ne les applique pas ? »(Le Parisien, le 20 octobre 2006)

Nicolas Sarkozy, a proposé devant le congrès de l’Union professionnelle artisanale (UPA) de prévoir des possibilités d’heures supplémentaires pour les fonctionnaires qui voudraient augmenter leurs revenus. "ce serait une injustice de ne pas faire pour le public ce qu’on fait pour le privé. Je connais des tas de fonctionnaires qui veulent travailler plus parce que eux aussi ont des petits salaires" ; (Congrès de l’UPA, 19 octobre 2006)

"Pour moi, les conséquences d’Outreau c’était aussi la responsabilité professionnelle des magistrats".(...) On ne peut plus continuer dans un système où un magistrat qui fait une erreur, ce qui est très rare (...)", ne réponde pas de ses actes. " Au nom de quoi, (dans) le seul domaine où on peut mettre des gens en prison, la question de la responsabilité professionnelle ne serait pas posée ?". (8 juin 2006). Le même jour, il ne trouve "pas admissible" que le tribunal pour enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis) n’ait pas "prononcé une seule décision d’emprisonnement" durant "toutes les émeutes" des banlieues de novembre 2005.

"l’extension des espaces de liberté tarifaires, l’alignement des honoraires des généralistes sur ceux des spécialistes, mais aussi la possibilité pour les praticiens qui le souhaitent d’être salariés d’un cabinet médical ne doivent plus être des questions taboues" (Convention de l’UMP sur la Santé, 26 juin 2006)

"Le fait qu’on ne puisse pas, en France, connaître la diversité de la population parce que l’origine ethnique est interdite, participe à la panne de notre système d’intégration”. (Le Progrès, 23 février 2006)

“Je ne crois pas à la responsabilité collective de la justice. Pour moi il n’y a qu’une responsabilité individuelle, celle des juges qui ont eu à s’occuper de cette affaire”. (Le Progrès, 23 février 2006)

“Le social n’est pas l’apanage des établissements publics. Les établissements privés ont une longue pratique et des réponses originales en la matière. L’enseignement privé déborde d’ailleurs de demandes d’inscriptions. Je n’accepte pas que la liberté de choix de l’école soit réservée à ceux qui habitent dans les beaux quartiers. Pour la même raison, je suis pour la suppression à terme de la carte scolaire”. (Le Figaro, 22 février 2006)


"J’exprime mes doutes face à la nouveauté et à la création qui vident les salles" (discours devant la Convention de l’UMP consacrée à la culture, 24 janvier 2006)

“la France, économiquement, n’[a] pas besoin de l’Afrique". (déplacement au Mali, le 18 mai 2006)”
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MessageSujet: Re: Combattre Sarkozy   Lun 19 Mar - 12:35

Sarkozy veut s'inspirer du modèle britannique en sanctionnant les chômeurs

« Celui qui donne l'indemnité, ça doit être celui qui donne le travail. Mais je dis à Pascale aussi une chose : deux refus pour un emploi qui correspond à ses qualifications, et à ce moment-là on diminue les allocations. Car il n'y a pas de société où on a des droits sans avoir un minimum de devoirs. »

Propos de Nicolas Sarkozy dans l'émission « A vous de juger », 8 mars 2007

Depuis qu'il a visité un jobcenter lors de son voyage à Londres le 30 janvier 2007, Nicolas Sarkozy affirme vouloir s'inspirer du modèle britannique pour instaurer en France un système de sanctions pour les chômeurs qui refusent plus de deux offres d'emplois, en mettant fin à leur indemnisation.

En Angleterre, l'extrême faiblesse des allocations chômage (pour ceux qui peuvent en bénéficier) et le contrôle étroit des demandeurs d'emploi contraignent les chômeurs à travailler à n'importe quelles conditions et salaires pour ne pas mourir de faim ou se retrouver à la rue. Après treize semaines de chômage, les chômeurs britanniques ont ainsi l'obligation « d'élargir » leurs recherches, géographiquement ou en acceptant n'importe quel emploi, même très mal payé ou temporaire, sous peine de se voir suspendre le versement de leur allocation: c'est le travail à tout prix. Ce dispositif délibérément punitif et très confortable pour les employeurs, dévalorise la formation et l'expérience des demandeurs d'emploi.

Mais le chômage en Grande Bretagne recouvre une autre réalité : les cas les plus "difficiles" sont aussi rapidement qualifiés «d'inaptes ». Plus de 2,5 millions de chômeurs, bénéficiant des aides sociales échappent ainsi à toute statistique officielle et escamotent la réalité du "miracle britannique".

Ainsi, en affirmant vouloir s'inspirer du modèle britannique pour réformer le service public de l'emploi, Nicolas Sarkozy nous prépare une société où le marché impose sa loi aux salariés et aux chômeurs, contraints d'accepter des emplois toujours plus dévalorisants. Le modèle britannique a pourtant déjà largement inspiré le plan de Cohésion sociale lancé par Jean-Louis Borloo.

Pour le candidat de l'UMP, il suffit donc de s'en prendre aux chômeurs pour résoudre le problème du chômage en France. Selon lui, dans notre société, si certains pointent à l'ANPE, c'est qu'ils ne souhaitent pas travailler. La moralisation et l'individualisation de la question du chômage sont des réponses bien légères de la part d'un prétendant à l'Elysée. La France compte en effet 4 millions de demandeurs d'emploi pour 300 000 postes de travail disponibles. La réponse au chômage doit être avant tout collective : il faut d'abord créer davantage d'emplois et aider chacun à trouver un emploi correspondant à son savoir faire par un accompagnement personnalisé et une formation professionnelle efficace conduisant à des emplois valorisants.
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